Des torches qui s’embrasent, un cheval blanc au galop, des épées qui claquent sous les projecteurs. À Radonvilliers, le Théâtre Équestre de Champagne a ouvert cet été une nouvelle page avec Iselda, les quatre voies du destin, une aventure épique où les artistes cumulent les disciplines sans filet.
Une héroïne entre destin et épreuves
Le spectacle met en scène cinq artistes autour d’Iselda, une héroïne qui doute de sa destinée. Holly Heselton incarne le rôle-titre, tandis qu’Alex Dey joue Vael, personnage mystique incarnant le destin lui-même. L’histoire se déroule sur la piste sablée du théâtre, dans un décor entièrement plongé dans l’obscurité, éclairé par des jeux de lumière travaillés.
Je suis Iselda, le rôle principal, qui ne croit plus en sa destinée et qui, par le biais de Val, va passer par plusieurs épreuves.
Moi j'ai le rôle de Vael, c'est un peu le bras de la destinée, c'est un personnage un peu mystique, un peu étrange, qui est plus une idée du destin.
Escrime, voltige et liberté : un mélange exigeant
Sur cette piste, raconter une histoire ne suffit pas. Les artistes doivent maîtriser simultanément plusieurs disciplines : combat à l’épée, voltige à cheval, danse, numéros de liberté. Audrey Dadou, artiste équestre dans le rôle de Syra, résume bien l’ambition du lieu : tout est mis au service du récit, pas du tableau pour le tableau.
Il y a de l'escrime, il y a du combat à l'épée, du coup on monte à cheval, il y a des numéros de voltige, il y a des numéros parfois de danse, de liberté. Et évidemment, tout ça est mis aussi au service d'une histoire.
Les chevaux aussi ont leur apprentissage
Derrière la magie du spectacle, un travail de préparation minutieux. Capitane d’Ediosa, jument de 5 ans, découvre pour la première fois la piste fermée, la musique et les jeux de lumière. L’équipe travaille chaque animal individuellement, en respectant ses zones de confort, avant de l’exposer progressivement à l’environnement du spectacle.
À la maison, on a travaillé, on leur a montré beaucoup de choses, on a mis les bases du dressage. Ici, c'est un théâtre, c'est une scène qui est fermée, noire, avec des jeux de lumière, avec de la musique. L'avantage ici, c'est qu'on a le temps, on a des répétitions et on prend vraiment un moment pour chaque cheval, pour l'initier à tout ça et lui montrer.
Une fréquentation en recul, mais des familles fidèles
Cette saison, le théâtre équestre fait face à une baisse de fréquentation. Claire Bertin, directrice artistique, l’attribue à un contexte national : la météo et la conjoncture économique pèsent sur les sorties culturelles. Elle note toutefois une évolution positive dans la composition du public, avec une part croissante de familles, qui repartent satisfaites.
Les représentations d’Iselda se poursuivent jusqu’au 16 août. Après cette date, la compagnie entamera la création d’un nouveau spectacle, cette fois dans l’univers du western et de la comédie.
artistes au plateau pour Iselda
ans, l’âge de Capitane d’Ediosa, jument en début de carrière scénique
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