Cinq mois. C’était l’objectif que Pauline Robat s’était fixé après son opération de novembre. Revenir sur un court de padel en cinq mois pile. Elle l’a tenu. La joueuse auboise, aujourd’hui classée 54e au niveau national, a repris la compétition sans douleur ni handicap apparent, et entend bien ne pas s’arrêter là.
Du tennis au padel : une reconversion gagnante
Pauline Robat a grandi avec une raquette de tennis entre les mains. Mais il y a trois ans, elle bascule vers le padel, sport en pleine expansion en France. La transition est rapide, et les résultats suivent. Son premier objectif était d’entrer dans le top 100 français. Elle l’a dépassé, s’installant à la 54e place du classement féminin national.
Étudiante en communication, elle jongle entre ses cours, son alternance et ses entraînements. Les week-ends ? Réservés à la compétition. Un rythme intense, assumé, encadré par son coach Mickaël Jean.
Un retour sur le terrain en cinq mois
L’opération de novembre aurait pu freiner son élan. Elle n’a fait que l’aiguiser. Pauline Robat s’est fixé une échéance précise pour son retour, et l’a respectée à la semaine près. « J’avais vraiment à cœur de revenir à cinq mois pile », confie-t-elle. Les premiers tournois post-opération ont été délicats, mais elle les a disputés sans gêne physique. Depuis, la confiance est revenue.
Deux défis à relever : une partenaire et des sponsors
Sur le terrain, Pauline Robat fait face à un obstacle concret : trouver une partenaire de jeu de son niveau. Dans l’Aube, les joueuses capables d’évoluer à ses côtés en tournoi sont rares. Il lui arrive même de partir en compétition sans connaître sa partenaire à l’avance. Un frein réel à sa progression.
Hors du court, le défi financier est tout aussi pressant. Les frais de déplacement et d’inscription aux tournois s’accumulent. Sans partenaires financiers, difficile d’aborder les compétitions « la tête libre », selon ses propres mots. Elle cherche donc des soutiens pour sécuriser sa saison.
Cap sur l'international, une étape à la fois
L’ambition de Pauline Robat ne s’arrête pas aux frontières françaises. Elle lorgne sur les tournois internationaux, sans pour autant se fixer de délai précis. Une progression méthodique, sans pression inutile. Coach, famille, Comité de l’Aube : son entourage l’accompagne dans cette montée en puissance. Reste à bâtir, autour d’elle, le réseau humain et financier qui lui permettra d’aller « au plus haut possible ».