Violon d’un côté, violoncelle de l’autre : pendant une heure, les élèves de Torcy-le-Grand ont eu droit à un concert sur mesure. Du 14 au 20 septembre, le Just Classik Festival a déployé ses artistes dans plusieurs communes de l’Aube — Lusigny-sur-Barse, Bar-sur-Aube, Ervy-le-Châtel et Torcy-le-Grand — pour des rencontres musicales avec les scolaires.
Deux artistes internationales, l’américano-coréenne Christel Lee et la hollandaise Ella van Poucke, ont assuré le programme : un répertoire allant de la musique ancienne à la création contemporaine, commenté et mis en scène par Coline Infante musicienne et médiatrice pour le festival
Décoder la musique
Le principe de ces concerts pédagogiques repose sur une idée simple : donner les clés d’écoute avant de laisser la musique parler. « On présente le compositeur, son époque, les règles esthétiques qui gouvernaient son écriture. Puis les enfants participent, explique la médiatrice. Je leur propose souvent des activités en direct, parfois ces faire des gestes corporels pour comprendre le rythme pour ressentir la pulsation, ou danser des danses d’époque en même temps que les musiciens. Le répertoire contemporain a des langages parfois déroutants. L’enjeu est précisément d’y confronter les élèves, en leur montrant que toute musique peut s’écouter et se comprendre avec les bons outils. »
Le but, c'est vraiment de montrer que toute musique peut se comprendre, peut s'écouter quand on a les bonnes clés. Pendant une heure, à la fois on va expliquer ce qui se passe, qui était le compositeur, pourquoi il a écrit cette musique, dans quel contexte aussi.
Des villages sans salle, mais pas sans musique
L’un des partis pris du Just Classik Festival est d’aller là où les infrastructures culturelles font parfois défaut. Certaines communes de l’Aube ne disposent d’aucune salle adaptée aux concerts. Le festival s’y rend quand même, en s’adaptant aux espaces disponibles. Récitals, concerts pédagogiques, répétition publiques ou même baby concert ont complété les grandes représentations du théâtre de la Madeleine à Troyes.
Les enfants, c'est merveilleux parce qu'ils arrivent, ils n'ont aucun a priori. Et ce qui est rigolo, c'est de voir que souvent, en début de séance, parfois ils baillent, ils n'osent pas trop. Et à la fin, ils se lèvent et tout le monde chante.
L’ADN du festival, tel que le revendiquent ses équipes, est précisément cette ouverture à tout les public, et la 9e édition ne fait pas exception — offrir des récitals et des concerts commentés aux quatre coins du département, sans attendre que le public ne vienne à la musique.
Pour les élèves de Torcy-le-Grand, la rencontre avec les deux concertistes est sans doute une première, peut être le début d’une longue série, c’est le souhait du Just Classik Festival.
Pour en savoir plus sur cette édition du festival dans l’Aube : Just Classik : un festival qui ouvre les portes de la musique classique
