À Troyes et dans l’Aube, le Just Classik Festival ne se contente pas d’aligner les concerts. Pour sa huitième édition, il multiplie les formats et favorise les rencontres directes entre artistes et public : masterclass, répétitions ouvertes ou encore découvertes d’instruments, souvent en accès libre.
Le guitariste Bruno Helstroffer, en tournée la semaine prochaine à Séoul, a déjà joué à plusieurs reprises dans l’Aube. Pour lui, ces moments d’échange sont essentiels.
_« Le problème entre guillemets du classique n’a rien à voir avec l’esthétique. Souvent, on pense que c’est une musique d’aristocrates, réservée aux riches. En réalité, c’est simplement de la musique d’il y a quelques siècles. Voir un musicien en face de soi sera toujours plus riche qu’une performance filmée. C’est ce que Just Classik essaye de faire. »_
Le festival explore aussi des formats atypiques : concerts pour 1 200 élèves, « Baby Concert », « Concert Expresso », ou encore les « Just Talk Classik », organisés cette semaine. _« C’est un concert, mais aussi une émission télé sur scène, avec des invités locaux comme Benjamin Nivet »,_ explique Camille Vasseur, directrice du festival. _« On s’adresse autant aux mélomanes avertis qu’aux néophytes. L’idée, c’est d’arrêter d’avoir peur du classique. »_
En quelques années, le rendez-vous est passé de quatre jours à près de deux semaines, attirant des artistes internationaux rarement programmés en France. Chaque année, près de 5 000 spectateurs assistent aux concerts. La programmation se poursuit jusqu’au 28 septembre (justclassikfestival.fr).