Face à un printemps particulièrement sec et aux fortes chaleurs de la fin juin, Seine Grands Lacs a renforcé les lâchers d’eau depuis ses lacs-réservoirs, dont celui de la Forêt d’Orient, afin de soutenir les débits des rivières.
Intervention avancée dès le début du mois de juin
La phase de déstockage a débuté dès le 2 juin, soit près d’un mois plus tôt que d’habitude. Les débits ont ensuite été augmentés à deux reprises, les 22 et 25 juin, pour compenser la baisse des niveaux de la Seine, de l’Aube, de la Marne et de l’Yonne.
Cette mobilisation anticipée illustre la vigilance de l’établissement face à une situation hydrologique déjà tendue avant même le cœur de l’été.
Préserver les usages essentiels
Ces apports permettent de « préserver les milieux aquatiques tout en assurant des usages essentiels comme l’alimentation en eau potable, le fonctionnement des stations d’épuration, la navigation ou encore certaines activités économiques », assure Seine Grands Lacs.
L’objectif est donc double : limiter les effets de la sécheresse sur les cours d’eau tout en maintenant les services indispensables aux habitants et aux activités du territoire.
Une forte évaporation liée à la chaleur
La vague de chaleur a également entraîné une évaporation importante. Les lacs d’Orient et d’Amance-Temple ont ainsi perdu environ 2,5 m³ d’eau par seconde, soit l’équivalent d’une piscine tous les sept secondes si l’on englobe aussi le Lac du Der.
Ce phénomène vient s’ajouter aux volumes relâchés pour soutenir les rivières, dans un contexte de fortes températures en cette fin de mois de juin et ce début de mois de juillet.
Une situation encore jugée satisfaisante
Malgré ces prélèvements, la situation reste jugée « satisfaisante ». Au 2 juillet, les quatre lacs-réservoirs de Seine Grands Lacs affichaient un taux de remplissage de 84 %, avec 662 millions de m³ d’eau stockés.
L’établissement indique poursuivre une gestion prudente afin de disposer de réserves suffisantes si la sécheresse devait se prolonger pendant l’été et l’automne.