Entre 2 000 et 2 500 tubes traités chaque jour, 54 professionnels regroupés sur deux niveaux, des équipements entièrement neufs : le laboratoire public interhospitalier de l’Aube, installé dans le bâtiment historique de l’hôpital Simone Veil de Troyes, a changé de visage. Livré en septembre dernier, il est l’aboutissement de quatre années de travaux et d’un investissement de 9,15 millions d’euros.
Trois secteurs réunis sous un même toit
Hématologie, biochimie, microbiologie : ces trois disciplines cohabitaient jusqu’ici dans des espaces dispersés à travers l’hôpital, conçus il y a près de quarante ans. Aucune cohérence logistique, des contraintes de circulation permanentes. Le projet a réuni ces secteurs sur deux étages d’un même site.
Au cœur du dispositif, une chaîne pré-analytique automatisée prend en charge les prélèvements dès leur arrivée : centrifugation pour séparer le sérum des cellules, réfrigération, aliquotage, puis acheminement direct jusqu’aux techniciens. La rupture de parcours appartient au passé.
Des gains concrets pour les équipes et les patients
Les bénéfices sont immédiats. Les délais de rendu des résultats ont diminué, de nouvelles analyses plus pointues peuvent désormais être réalisées sur place, et les conditions de travail des 45 techniciens de laboratoire et 9 microbiologistes se sont radicalement améliorées.
Le laboratoire ne sert pas uniquement les patients hospitalisés à Troyes. Il répond aux besoins de l’ensemble des établissements du groupement Hôpitaux Champagne-Sud. En situation de crise sanitaire, sa capacité renforcée et ses procédures standardisées constituent un atout pour tout le territoire.
« Pour les équipes dans les conditions de travail, la qualité de vie au travail, c’est sans aucune comparaison avec l’état antérieur. Sur la rapidité de remise des examens, sur la production que nous pouvons avoir et les nouveaux examens que nous pouvons faire. ».
Un outil pour attirer de nouveaux professionnels
La modernisation des locaux répond aussi à un enjeu de recrutement. L’attractivité des plateaux techniques est devenue un argument décisif pour convaincre des profils qualifiés de rejoindre un hôpital de taille intermédiaire. « C’est vraiment un processus positif et incrémental, un cercle vertueux pour recruter », résume un Damien Patriat, le directeur général des Hôpitaux Champagne .
euros investis dans la rénovation
années de chantier
tubes analysés par jour
Un financement européen
Sur les 9,15 millions d’euros engagés, une partie a été prise en charge par le Fonds européen de développement régional (FEDER). Pour le Centre hospitalier de Troyes, ce laboratoire rénové incarne une modernisation discrète mais structurante : invisible pour les patients, indispensable pour les diagnostiquer et les soigner.
À lire aussi sur les évolutions médicales à l’hôpital de Troyes : Une unité de fertilité ouvre au Centre Hospitalier de Troyes
