Retour

Accueil > Le marché monastique réveille la mémoire de Clairvaux

Le marché monastique réveille la mémoire de Clairvaux

Organisé tous les six mois par l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux, le marché monastique a attiré plus de 450 visiteurs sur deux jours. Bières d’abbaye, fromages, liqueurs et nouveautés comme un limoncello local : 300 références issues de 45 sites religieux étaient proposées à la vente.

Deux fois par an, l’abbaye de Clairvaux renoue avec son passé marchand. Le marché monastique, organisé par l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux, a de nouveau attiré curieux et habitués : plus de 450 visiteurs ont franchi les portes du site sur deux jours, pour découvrir ou retrouver des produits fabriqués par des communautés religieuses de toute la France et de Belgique.

Bières d’abbaye, fromages, liqueurs, confitures, savons d’Alep, farine de sarrasin, produits d’entretien naturels : l’offre est large, mais le principe reste le même. Cette édition proposait 300 références issues de 45 sites monastiques différents. Parmi les nouveautés, un limoncello élaboré par la communauté de Notre-Dame de Sainte-Espérance, établie à Ménil-Saint-Loup, à proximité de Troyes.

Des labels pour garantir l'origine

Derrière chaque produit, une exigence de traçabilité. L’association veille à ce que les bénéfices des ventes reviennent directement aux communautés qui les fabriquent, sans intermédiaire commercial.

Nous assurons que l'argent que nous dépensons va bien à la communauté religieuse, et qu'il ne va pas passer entre les mains d'une entreprise extérieure. Vous avez tout d'abord le label "Monastic", qui va être garant du fait que ce soit bien les moines qui ont fabriqué un produit et un autre plus particulier, "Produit Trappiste Authentique", qui va être plutôt sur les bières.

Alexandre Monnet, Guide conférencier – Association Renaissance de l'abbaye de Clairvaux

Parmi les bières belges référencées figurent notamment celles de l’abbaye de Scourmont — la Chimay — et de l’abbaye de Rochefort, deux références emblématiques de la production trappiste. Ces certifications imposent une charte de qualité stricte, garantissant que la fabrication reste entre les mains des religieux eux-mêmes.

Une mémoire commerciale vieille de plusieurs siècles

Le marché s’inscrit dans une longue tradition. Si les derniers moines cisterciens ont quitté Clairvaux il y a près de 300 ans, les archives témoignent d’une activité économique considérable à l’époque de son rayonnement.

Nous avons retrouvé aussi dans les textes d'archives des textes prouvant justement les recettes du monastère, et puis le grand territoire qu'elle possédait. On avait déjà ici 32 hectares, juste à l'intérieur de Clairvaux, mais aussi 20 000 autres qui étaient à l'extérieur, qui étaient largement suffisants pour nourrir la communauté des moines. Donc il y avait quand même un certain commerce qui se faisait.

Alexandre Monnet, Guide conférencier – Association Renaissance de l'abbaye de Clairvaux

La production monastique locale avait autrefois rayonné jusqu’aux foires de Champagne. Aujourd’hui, le marché se veut à la fois mémorial et solidaire : les bénéfices des ventes sont intégralement reversés aux communautés productrices.

À lire également sur l’histoire cistercienne dans l’Aube : 26 500 visiteurs ont pris part à l’aventure cistercienne à Troyes

26 500 visiteurs ont pris part à l’aventure cistercienne à Troyes