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« Journée de l’exécutif », la région Grand Est évalue sa mission sur le terrain

Le président de la région Grand Est et ses trente vice-présidents et présidents de commission ont sillonné l’Aube ce jeudi pour la première édition des journées de l’exécutif dans le département. Soixante-sept sites ont ouvert leurs portes, couvrant des domaines aussi variés que la culture, l’agriculture, la santé et l’industrie.

Ce jeudi, le président de la région Grand Est ne s’est pas déplacé seul. Les quinze vice-présidents et les quinze présidents de commission du Grand Est étaient en déplacement pour une journée d’immersion inédite dans l’Aube. Ce format appelé « journées de l’exécutif », se tient chaque mois dans un département différent de la région.

Au total, 67 sites aubois ont ouvert leurs portes à ces élus régionaux, répartis en une quinzaine de parcours thématiques allant de la culture à l’agriculture, en passant par l’industrie, la formation et la ruralité.

Voir pour décider, pas pour défiler

L’objectif affiché n’est pas protocolaire. L’exécutif régional entend rencontrer directement les partenaires de terrain pour évaluer l’usage des fonds publics et identifier les pistes d’amélioration. « On n’est pas juste venu pour se montrer, faire un défilé dans le département de l’Aube à grand renfort de communication », a résumé Maxence Meunier, conseiller régional issu de l’Aube. « Le but, c’est de voir ce qui se fait, là où on intervient et là où on peut encore s’améliorer.  C’est de l’évaluation de la politique publique.»

Cette méthode directe permet, selon les élus, des échanges « à bâtons rompus » avec les acteurs locaux, loin des formats officiels habituels.

Renoir, Saint-Maclou et l'œnotourisme en ligne de mire

À Essoyes, la rencontre a porté sur la future exposition Renoir prévue en 2027, avec des œuvres originales du peintre. Les élus ont évoqué la question du financement de la communication, « évidemment coûteuse », pour un projet porté par la commune de près de 700 habitants.

À Bar-sur-Aube, c’est l’église Saint-Maclou qui a retenu l’attention. Fermée depuis 1954, elle a bénéficié d’un financement régional pour sa restauration. « Le coût de démolition était au moins aussi important que celui de la sauvegarde, donc on n’a pas hésité ». L’édifice attire désormais ses premiers touristes.

Aux Riceys, le vigneron récoltant manipulant, Arnaud Fabre, a quant à lui présenté ses contraintes réglementaires et son projet d’œnotourisme autour du domaine Alexandre Bonnet. La vice-présidente de région, Béatrice Moreau, elle-même exploitante agricole, a envisagé un accompagnement pour soutenir cette activité favorisant un développement économique à la campagne.

Le centre culturel Hurillon à Bar-sur-Seine illustre concrètement le rôle de la région dans la répartition des fonds européens. Le bâtiment regroupe une école de musique, une école de danse, une salle de spectacle et des espaces polyvalents pour assemblées générales ou événements locaux.

Pour les élus régionaux, ce type de réalisation sert aussi de modèle. « Ça permet d’avoir des retours d’expérience à partager à l’échelle de notre région. » précise Marie-Gabrielle Chevillon, vice-présidente déléguée à l’aménagement du territoire.

L'industrie rurale aussi dans le viseur

La PME auboise Sippa, spécialisée dans le profilage à froid, a également accueilli des élus. Confrontée à la concurrence des pays de l’Est et d’Asie, ainsi qu’à la hausse des coûts énergétiques, l’entreprise a bénéficié du soutien régional pour l’acquisition de nouveaux équipements. 

67

sites aubois visités lors des journées de l’exécutif

30

élus régionaux (vice-présidents et présidents de commission) en déplacement dans l’Aube

Ces journées de l’exécutif se déroulent chaque mois dans un département du Grand Est. L’Aube accueillait la première édition ce jeudi. 

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