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Lucas Carré, le premier photographe à exposer à l’Espace Faune

Le photographe animalier Lucas Carré, résident à Piney, expose une quinzaine de clichés à l’Espace Faune du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient. Une première pour ce site qui accueille chaque année près de 20 000 visiteurs.

Un renardeau sur fond sombre, une cigogne noire, un pygargue à queue blanche, cet été les visiteurs de l’Espace Faune du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient découvrent, au fil du sentier, les photographies animalières de Lucas Carré. À 20 ans, ce natif de Géraudot est le premier photographe à exposer ses œuvres tout au long du parcours de visite.

Quinze clichés, tous réalisés dans l’Aube entre 2020 et 2025, jalonnent les 52 hectares de l’Espace Faune. Chaque image a été placée à proximité de l’espèce qu’elle représente : la photo du pygargue à queue blanche se trouve dans l’observatoire, celle de la cigogne noire face au point d’observation dédié.

Une passion née à l’âge de sept ans

Lucas Carré tient son premier appareil photo à l’âge de sept ans, offert par ses parents. Il commence par photographier les papillons dans son jardin, puis s’intéresse aux chevreuils qui fréquentent les abords de sa maison. La trajectoire s’accélère à 17 ans, lorsqu’il est sélectionné pour exposer au festival de Montier-en-Der, l’une des références mondiales de la photographie naturaliste.

Aujourd’hui salarié de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), il a effectué plusieurs stages au sein du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient avant que ses photos ne trouvent naturellement leur place à l’Espace Faune. Elles avaient déjà été présentées l’été précédent dans les locaux de la LPO.

Des photos naturalistes qui mettent des animaux locaux, des animaux du territoire exclusivement, en lumière. Ça permet de faire le lien entre les espèces de l'Espace Faune, qui sont des espèces patrimoniales, et les espèces qu'on trouve encore aujourd'hui à l'état sauvage sur le reste du territoire.

Florent Vannier, Chargé de communication – Parc naturel régional de la Forêt d'Orient
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Lucas Carré invite les visiteurs à observer la faune auboise.

un appel à observer la faune auboise

Derrière l’esthétique des images, Lucas Carré poursuit un objectif précis : alerter sur les effets du changement climatique sur la faune locale. Il cite en exemple le garrot à œil d’or et d’autres canards nordiques, autrefois hivernants réguliers sur les lacs de la Forêt d’Orient, que l’on observe désormais de moins en moins. La raison : des conditions plus clémentes dans le nord de l’Europe les incitent à ne plus descendre aussi loin.

Le bruant jaune illustre un autre phénomène. La disparition progressive des prairies et des haies prive cet oiseau de son habitat, le condamnant, selon le photographe, à disparaître de la région à terme.

Il suffit juste de passer un petit peu de temps dans la nature et d'ouvrir les yeux et ils y verront les mêmes choses que moi.

Lucas Carré, Photographe animalier – Ligue pour la protection des oiseaux

Jusqu'en novembre sur le parcours de visite

L’exposition est accessible jusqu’au début du mois de novembre. Chaque année, près de 20 000 personnes parcourent ce site.

Lucas Carré, qui a débuté par la vente de cartes postales à Géraudot, ne cache pas son ambition première : non pas se faire un nom, mais donner envie au public d’observer la faune qui l’entoure. Entre forêts et lacs, le territoire aubois offre, selon lui, une diversité d’espèces que beaucoup ignorent encore.

Dans l’Aube, d’autres regards artistiques sur le vivant : Dans les coulisses du jury du concours international d’arts plastiques de l’Imaj

Dans les coulisses du jury du concours international d’arts plastiques de l'Imaj