En déplacement à la Maison Rachi, à Troyes, Mathias Ott, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+, a lancé la Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme. Après la visite d’une exposition consacrée à l’évolution de l’antisémitisme, il a échangé avec une trentaine d’élèves du lycée Jeanne-Mance. L’occasion de rappeler les enjeux de prévention et d’éducation face aux discriminations.
Au niveau national, 1 320 actes antisémites ont été recensés en 2025, soit plus de trois par jour. Ils représentent près de la moitié des actes antireligieux, dans un contexte de hausse globale des violences, notamment contre les musulmans (+88 %) et les chrétiens. Dans l’Aube, 130 actes racistes et antisémites ont été enregistrés l’an dernier.
Autre signal d’alerte selon le délégué interministériel : le rajeunissement des auteurs. Pour les autorités, les réseaux sociaux jouent un rôle dans la diffusion de discours de haine, notamment via des «_ bulles algorithmiques _». Face à ce constat, l’accent est mis sur l’éducation et l’engagement des jeunes. Objectif : encourager une majorité silencieuse à s’exprimer et à devenir actrice de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, en s’appuyant aussi sur la mémoire et l’histoire, au cœur du projet porté par la Maison Rachi.