Le premier week-end d’ouverture du château de Vaux au public a attiré près de deux cents curieux. Situé sur la commune de Fouchères, l’édifice construit au XVIIIe siècle s’est ainsi dévoilé avec toute sa splendeur… et ses misères.
Mais le jeune propriétaire, Edouard Guyot, 22 ans, a du temps devant lui. Et l’expérience d’une famille de passionnés. Les châteaux de St Fargeau, Guédelon, ou encore Landal, près du Mont St Michel, ont été remis sur pied, ou sont en train de l’être, par ses parents. Avec toujours un même slogan. « Visiter, c’est sauver le patrimoine« .
C’est ainsi que chaque visiteur du château de Vaux a pu signer une ardeoise en s’aquittant du droit d’entrée de 6 euros ce week-end. « On a compté, il en faut plus de 200 000 pour refaire la toiture« , explique la mère du jeune homme.
Passé une petite grille, près des communs, qu’il faut vite refermer pour ne pas laisser entrer les poules, on lève les yeux sur l’imposant monument historique entouré d’immenses bois. Et l’on aperçoit, en effet, des tôles ondulées au dessus des fenêtres, le toit en est recouvert…
A l’intérieur, les visiteurs peuvent passer une tête sur les vastes salles d’apparât. Où l’on imagine aisément la beauté de jadis. Un certain confort devait y régner, puisque électricité et chauffage central étaient fonctionnels. D’immenses étais empêchent aujourd’hui les rares plafonds de s’écrouler.
« C’est un chantier de 20 ans, on compte sur les visites, mais aussi sur le mécénat« , ajoute Edouard Guyot, qui travaille dans le secteur du patrimoine. Dans son regard, on lit à la fois la confiance en l’avenir, et le courage. Le même qui l’a fait se lever depuis la signature de l’achat mi juin, à 6h pour travailler jusqu’à 22 heures, pour être prêt à l’accueil du public à partir du 11 juillet. « Il a pris ses affaires et son chien, et il a quitté la maison pour s’installer ici fin juin« , confirme sa mère, venue prêter main forte ce week-end.
Les Aubois viendront d’abord par curiosité pour enfin découvrir le château qu’ils connaissent de loin. Puis pour soutenir cette renaissance patrimoniale inattendue. Dont on verra l’avancée chaque année.
Si tout va bien, le château de Vaux sortira de sa longue convalescence en 2035. En attendant, il sera sans aucun doute le clou des journées du patrimoine en septembre et se visite chaque jour jusqu’à fin septembre, avec un sympathique jeu de piste historique qui plaira à tous.