La pluie n’a pas eu raison des amateurs de cyclisme. Vendredi soir, la 52e Nocturne de Bar-sur-Aube s’est élancée sous un déluge, contraignant les 31 coureurs au départ à redoubler de prudence sur un circuit rendu particulièrement glissant. Un chiffre de participation en retrait, qui a constitué l’une des déceptions de la soirée.
Célian Protin anime la première partie de course
Tant que la pluie tombait, le peloton restait compact. Impossible de faire la différence : les tentatives d’attaques s’enchaînaient sans succès. Célian Protin profitait de cette neutralisation collective pour briller autrement, en raflant les sprints intermédiaires un par un.
J'ai fait quelques primes par point. C'était le but aussi de venir ici faire un peu de spectacle. C'est une nocturne. Même si on était peu, on récompense un peu l'organisation.
L'échappée décisive dans les derniers tours
Au fil des tours, la pluie se calme. Le rythme monte d’un cran. Un groupe de 13 coureurs parvient enfin à se détacher du reste du peloton. Puis le scénario s’emballe : à quelques kilomètres de l’arrivée, trois hommes creusent définitivement l’écart.
Loïc Forestier (VS Nivernais-Morvan), Gaspard Paulouiw (SCO Dijon) et Antoine Poletto (UV Aube) se retrouvent seuls en tête. L’avantage grossit vite — une trentaine de secondes sur le peloton — et ne se réduit plus jusqu’à la ligne.
Franchement, je n'ai pas passé de relais le dernier tour. Je me suis dit, quitte à perdre, on verra ce que ça donne et j'ai bien démarré mon sprint, parce que je pense que le gars de Dijon était très fort, mais je l'ai mis dans la boîte et du coup, j'ai pu passer. Après, c'était à fond et jusqu'au bout.
Forestier règle le sprint, l'UV Aube déçue
Déjà vainqueur à Pouilly-sur-Loire le mois précédent, Loïc Forestier confirme sa forme du moment. Ayant refusé de prendre des relais dans le dernier tour pour préserver l’effet de surprise, il déclenche son sprint en premier et écarte Gaspard Paulouiw pour s’imposer. Trois heures de route depuis son domicile pour un succès qu’il revendique sans fausse modestie : « Je ne suis pas venu pour rien. »
Pour l’UV Aube, la soirée laisse un goût amer. Le club local avait mobilisé des forces, mais Antoine Poletto ne peut que monter sur la troisième marche du podium.
Antoine, il a accompagné le coup, mais effectivement, ce n'était pas notre meilleure carte. Derrière, ils n'ont pas couru. Et puis, voilà, c'est tout, c'est comme ça. On a été battu par plus fort, mais je pense qu'il y avait mieux à faire ce soir.
éditions de la Nocturne de Bar-sur-Aube
coureurs au départ
coureurs dans l’échappée décisive
Une participation en berne qui interroge
Au-delà du résultat sportif, c’est le faible nombre de partants — seulement 31 — qui préoccupe les organisateurs. Pour une épreuve à la longévité établie, ce chiffre constitue un signal à ne pas négliger à l’heure où le cyclisme amateur cherche à renouveler son public et ses engagés.