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19 juin 2026 à 10:12

Grand Format : à Romilly-sur-Seine, le maire Adam Da Mota fixe ses priorités

Ancien conseiller municipal devenu maire de Romilly-sur-Seine, Adam Da Mota a défini ses priorités pour la ville. Avec un budget annuel de fonctionnement de près de 20 millions d’euros et une dette qui dépasse les 30 millions, l’élu entend assainir les finances publiques. « On a une dette qui excède les 30 millions d’euros, qui est bien au-delà de la strate des villes de taille identique », explique le maire.

Il cite l’exemple du nouveau complexe sportif qui a coûté près de 10 millions d’euros. Sa stratégie : limiter l’emprunt en multipliant la recherche de subventions. Cette gestion rigoureuse a déjà permis de baisser les impôts de 2 %. Le sort de la passerelle Mignonette reste en suspens. Sa rénovation est estimée à 400 000 euros, mais la décision est reportée le temps d’évaluer l’impact de l’élargissement du pont à proximité, qui intégrera un passage piéton et une voie cyclable.

La rénovation des écoles et la sécurisation de leurs abords figurent parmi les dossiers majeurs du mandat. « On avait pour objectif de commencer au mois de septembre, et on est au-delà de ces objectifs puisqu’on a déjà fait une deuxième école ce matin, une troisième ce jeudi », précise Adam Da Mota. Les traversées sécurisées se multiplient autour des établissements scolaires.

 

Le problème d’eau brunâtre qui touche régulièrement la commune ne sera pas résolu rapidement. La ville a contractualisé 15 mesures avec Veolia pour atténuer le désagrément, notamment la distribution de bouteilles d’eau. Des fontaines à eau potable devraient être opérationnelles dès juillet. « S’il y a une situation d’eau marron, eh bien on apporte des solutions et c’est là la véritable rupture », souligne le maire.

 

Sur le plan économique, l’avenir du coq sportif reste fragile mais le maire se veut rassurant. L’entreprise est à jour de ses paiements envers la ville et a libéré une caution d’un peu plus d’un million d’euros. « Ils ne partiront pas de Romilly, la question c’est à la fois d’y rester et surtout de transformer cette usine prototype en usine de production », affirme Adam Da Mota. Enfin, le conseil municipal a voté le soutien au cinéma Eden. Pour le maire, même si un multiplexe s’installe, les deux établissements peuvent coexister dans la ville.

 

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