Depuis ses travaux de rénovation, le Musée d’Art Moderne de Troyes dispose d’un cabinet d’art graphique. Créé fin 2022, ce dernier permet d’exposer ces œuvres fragiles qui réagissent à la lumière. Il abrite donc des expositions éphémères qui varient de deux à trois fois par an. Au total, le musée dispose de 2500 œuvres graphiques en réserve, ce qui permet de varier les accrochages.
Après « André Maire, le peintre voyageur », « André Derain illustrateur », ou encore, « Représenter la Grande Guerre », ce 7ᵉ et nouvel accrochage porte sur « La modernité à l’aube du 20ᵉ siècle ». « On commence l’accrochage avec un très beau dessin de Delacroix, qui est l’œuvre la plus ancienne conservée au Musée d’Art Moderne. Une œuvre qui date de 1816-1830, qui est une œuvre de jeunesse où Delacroix venait à la plume copier des manuscrits médiévaux pour vraiment s’entraîner. », présente Juliette Faivre-Preda, conservatrice du Musée d’Art Moderne de Troyes
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Au total, 17 dessins sont exposés. Ils resteront exposés d’ici quatre à cinq mois avant de retourner en réserve pour de nombreuses années dans le noir. « On a tout un ensemble de dessins, alors Toulouse-Lautrec, Constantin Guys, le peintre de la vie moderne selon Baudelaire, Marinot également, Pierre Bonnard, Van Dongen… Tous ces artistes représentent ici à travers gravures, aquarelles, dessins, toutes ces thématiques de la vie moderne. », assure-t-elle.
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L’objectif ici n’est pas de rendre compte d’un idéal antique, mais de représenter leur époque : « Ils puisent leurs sujets dans cette ville nouvelle, donc on peut voir des illustrations du Café-Concert, du Cabaret, de la Maison-Close également, dans la suite de Nana de Zola ou la Traviata de Verdi. Au-delà de ces thèmes modernes, c’est aussi une nouvelle façon de représenter cette vie moderne. », raconte Juliette Faivre-Preda, conservatrice du Musée d’Art Moderne de Troyes.
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Une exposition qui dévoile également l’évolution des techniques de l’époque, elle explique « On a des dessins qui sont proches de la caricature, également tout ce côté roman graphique, qui est dû aussi à cette époque, à la naissance de la photographie, ou également à tout cet essor de la presse. »
L’exposition est visible jusqu’au 15 juin. Le prochain accrochage ouvrira en juillet et portera sur la nature morte.