Voilà qui pourrait donner du poids et des arguments imparables à la visite des élus de la Région Champagne Ardenne chez le secrétaire d’Etat aux transports ce vendredi 13 février à 15h au sujet de l’électrification de la Ligne 4. Dans son rapport annuel publié ce mercredi, la Cour des Comptes souligne en effet plusieurs points en lien avec les difficultés dénoncées depuis longtemps par les usagers et les élus locaux au sujet de cette Ligne Paris-Troyes. »Ce parc (ferroviaire) est caractérisé par l’hétérogénéité de ses moyens de traction. Compte tenu de l’absence d’électrification sur près d’un tiers des lignes, les trains Intercités doivent utiliser pour leur traction près de 30 % de matériels diesel (« thermiques »).Selon un bilan de l’état du parc établi à la fin de l’année 2012, l’âge moyen du parc était de 33,5 ans, niveau préoccupant si l’on rappelle que le potentiel de fonctionnement est en moyenne de 35 ans pour les voitures et de 40 ans pour les locomotives. La situation est particulièrement critique s’agissant des locomotives diesel, toutes âgées de plus de 40 ans, dont un audit mené en 2012 estimait le remplacement impératif entre 2014 et 2016.La situation d’une partie des locomotives électriques est également préoccupante, les deux tiers d’entre elles étant constitués de machines âgées de plus de 30 ans qui approchent de l’âge de radiation. Les voitures Corail, enfin, âgées en moyenne de 34 ans fin 2012, nécessiteraient, pour être prolongées, de sérieux efforts de modernisation ». »L’ampleur du besoin de renouvellement du parc de matériel roulant des trains Intercités et le retard pris en ce domaine confrontent donc à court terme, l’État et la SNCF, à des décisions urgentes et à un véritable mur d’investissement ».Après 2022, toutes les voitures Corail auront atteint leur fin de vie. Un espoir pour l’électrification de la ligne 4 ?
La Cour des comptes souligne la vétusté du matériel roulant de la ligne 4 Paris-Troyes dans son rapport annuel publié mercredi. Ce diagnostic renforce les arguments des élus de Champagne-Ardenne en vue de leur visite au secrétaire d’État aux transports vendredi 13 février pour demander l’électrification de la ligne.