Plus de 80 manifestants de l'Éducation nationale se sont rassemblés ce mardi devant la Maison des syndicats dans l'Aube. Le mouvement, décliné localement à l'appel des cinq principales organisations syndicales de l'enseignement, la FSU, la CGT, la CFDT, l’UNSA et SUD, visait à sensibiliser leurs collègues et l'opinion publique.
Les syndicats dénoncent une dégradation des conditions de travail et l'absence de revalorisation salariale. « Depuis 2017, il y a eu une hausse du nombre d'élèves et une baisse du nombre d'enseignants », explique Benoît Deterre, Secrétaire départemental de la FSU Aube. Il précise que « depuis six ans, on a une inflation de 15% alors que le point d'indice dans la fonction publique n'a augmenté que de 5% ».
L'Aube est particulièrement touché par ces suppressions. Dans le second degré, 19 classes seront supprimées et dans le premier degré, 21 postes disparaîtront. Cette situation inquiète les représentants syndicaux qui constatent des classes surchargées.
« On commence à avoir des collèges dont la moyenne d'élèves par classe dépasse les 30 élèves », alerte Benoît Deterre. « En lycée, la norme dépasse désormais 35 élèves par classe. La rentrée 2026 s'annonce vraiment dégradée par rapport à la rentrée 2025 qui était déjà en mode dégradée ».
Le cortège est parti vers 14h de la Maison des syndicats en direction de la préfecture, empruntant le boulevard du 14 Juillet et les quais. Les manifestants espèrent inciter d'autres établissements à se mobiliser dans les semaines à venir.
Une instance de dialogue social avec le préfet et les élus locaux est prévue la semaine prochaine. Les syndicats comptent notamment sur la mobilisation des maires pour dénoncer les suppressions de postes, voire d'écoles dans leur commune.