L’affaire remonte au 15 juin 2026. Vers 20h20, des touristes alertent la police après avoir découvert trois chats enfermés dans une voiture à Troyes, alors que les températures atteignent, au plus fort de la journée, 31 degrés. Les policiers constatent que le véhicule est sale, encombré de détritus et que les gamelles d’eau sont vides. L’un des animaux miaule sans cesse, un autre semble éprouver des difficultés respiratoires.
Garde à vue et perquisition au domicile
Le propriétaire, bien connu des Troyens, Michel P., est placé en garde à vue. Une perquisition à son domicile permet de découvrir cinq autres chats maigres, dans un logement insalubre, sans eau ni nourriture à leur disposition. L’intéressé indique être atteint du syndrome de Diogène.
Sur réquisition du parquet, les trois chats présents dans le véhicule sont confiés à l’École du Chat de l’Aube. Les premiers examens vétérinaires révèlent notamment la présence de puces et des signes de soins insuffisants.
L'association répond aux critiques
Alors que L’Est-Eclair a consacré plusieurs articles à cette affaire, l’association a publié un long message sur Facebook le 8 octobre dernier. Elle dénonce les nombreuses critiques reçues, dont certaines seraient diffamatoires. Elle rappelle intervenir uniquement sur décision judiciaire et ne pouvoir ni faire adopter ni stériliser les trois animaux. « Nous n’avons aucun pouvoir sur cette décision », précisent les bénévoles, qui assurent comprendre le souhait du propriétaire de récupérer ses chats.
L’association rappelle également prendre en charge environ 300 chats chaque année, grâce au travail de ses bénévoles.
UNE ENQUÊTE TOUJOURS EN COURS
Dans un communiqué diffusé ce lundi 19 octobre, la procureure de la République de Troyes précise avoir refusé la restitution des animaux, faute d’amélioration des conditions sanitaires.
L’enquête se poursuit pour abandon volontaire d’animaux domestiques, mais aussi concernant des menaces formulées par voie de presse et sur les réseaux sociaux à l’encontre des policiers, de la justice et de l’association. Les faits de maltraitance visés par la procédure sont passibles de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.