2 min
Le Jardin de Nathalie : une décoration de porte pour les fêtes
Émission du 25/09/2024 à 12:21
\n
Aller au contenu6 min
16 mars 2026 à 10:18
Antoni Calmon, médecin esthétique reconnu entre Paris et Londres, est décédé à l’âge de 41 ans. Sa disparition a suscité une vive émotion dans le milieu de la médecine esthétique, mais aussi dans celui du patrimoine, où il s’était fait connaître pour un projet ambitieux : la restauration du château aubois de Dampierre. Notre reportage Grand Format en 2022.
Depuis avril 2021, Antoni Calmon s’était porté acquéreur du château de Dampierre lors d’une vente judiciaire. Le domaine, inoccupé depuis près de quinze ans, comprend un parc de 15 hectares. Médecin exerçant à Paris, il avait effectué une partie de ses études en Champagne-Ardenne, comme interne à l’hôpital de Romilly-sur-Seine et à l’hôpital de Vitry-le-François.
Il décrivait l’acquisition comme « mon rêve de gosse », lui qui avait toujours été passionné de vieilles pierres, d’histoire et de musique baroque. L’édifice l’avait frappé dès la première visite, notamment par ses fenêtres aux vitres soufflées du XVIIe siècle, d’une teinte légèrement verte, qu’il entendait préserver lors de la restauration.
Le château présente deux parties distinctes : un châtelet du XVIe siècle, dernier vestige d’un ensemble médiéval, et un corps de logis de style Mansart datant du XVIIe siècle. L’intérieur avait été entièrement vidé de ses parquets, boiseries et cheminées dans les années 1930. Antoni Calmon envisageait de restituer ces éléments dans le goût d’origine, depuis les dallages à cabochons jusqu’aux boiseries anciennes, en passant par la remise en état complète du chauffage, de l’électricité et de la plomberie.
Parmi les pièces remarquables figurait ce qu’il nommait le « salon des Quatre-Empereurs », où quatre souverains européens s’étaient réunis pour former une coalition contre Napoléon. Il projetait d’y rétablir des parquets Versailles et de supprimer les cloisonnements ajoutés ultérieurement.
Soucieux de s’inscrire dans la vie locale, il avait organisé une journée portes ouvertes en juillet pour rencontrer les habitants du village, dont beaucoup étaient venus avec des photos et des anecdotes sur la demeure. Il souhaitait ouvrir le château au public une quarantaine de jours par an, principalement en été, et nourrissait le projet d’y accueillir des représentations d’opéra en plein air. « C’est un projet de vie », disait-il. « Je me sens plus locataire que propriétaire. »
Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.