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L’Espace Faune accueille trois nouveaux pensionnaires : un jeune mâle et deux jumeaux élans, nés à la fin du mois de mai. Leur état de santé est désormais stabilisé, les risques liés à la mortalité néonatale étant écartés. Cette triple naissance marque un événement rare pour le parc, qui n’avait pas connu de reproduction chez les élans depuis trois ans, faute de mâle génétiquement compatible. Désormais, les responsables du parc s’apprêtent à préparer leur avenir. Quelle que soit l’espèce, ils doivent se coordonner avec les autres parcs animaliers pour gérer la reproduction en fonction de la capacité d’accueil et de la consanguinité. Reportage Grand Format.
Les trois élans sont nés de deux femelles différentes. Depuis leur naissance, ils restent à l’écart avec leur mère, Viola, qui ne les a pas quittés. Ce comportement est propre à l’espèce : contrairement aux cerfs, la femelle élan s’isole pour mettre bas et reste auprès de ses petits en continu pendant trois à quatre semaines avant de se déplacer avec eux. Les jeunes passent leurs journées à se nourrir, dormir et se baigner dans la mare du parc — des animaux de milieux humides qui consomment également des herbes aquatiques.
La France ne compte que six parcs présentant des élans d’Europe. À l’Espace Faune, le seuil de cohabitation est fixé à cinq ou six individus sur les 35 hectares du site, pour préserver un comportement naturel. Au-delà, les animaux ne pourraient plus se nourrir seuls des feuillages disponibles et devraient être alimentés quotidiennement — une logique que le parc refuse. Les trois élans nés cette année seront donc placés dans d’autres structures, en coordination avec le réseau des parcs animaliers.
D’autres naissances ont marqué la saison : deux aurochs et une dizaine de faons ont vu le jour. En revanche, aucun petit bison n’est attendu. Le mâle du site a été stérilisé cette année, une décision prise à contre-cœur selon les responsables du parc. En cause : les bisons sont aujourd’hui si nombreux dans les parcs européens que le placement des jeunes est devenu quasi impossible. Plutôt qu’une euthanasie, la stérilisation a été préférée. Pour d’autres espèces — chevaux de Przewalski, daims, mouflons —, le parc a opté pour des groupes unisexes afin d’éviter toute reproduction non maîtrisée.
Côté fréquentation, l’Espace Faune a enregistré un record de 20 000 visiteurs la saison dernière, soit le double d’il y a sept ans. En juillet et août, le parc est ouvert tous les jours de 10 h à 19 h. Les tarifs varient entre 5 et 7 euros pour un parcours de 2,5 km, entièrement ombragé, avec location de jumelles disponible à l’accueil.
Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.