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14 min

20 octobre 2026 à 22:00

L'Heure Eco : l'Association des Champagnes Biologiques fait le point l'année 2025-2026

A travers des interviews grand format, découvrez les hommes et les femmes qui font bouger le département dans le monde économique. Un retour sur l’année 2025 de l’association des champagnes biologiques de l’Aube. 

Huit pour cent. C’est la part du vignoble champenois engagée en agriculture biologique en 2025, selon les données présentées lors de la Journée mondiale du bio. Un chiffre qui fait baisser la moyenne nationale, fixée à 22 % pour l’ensemble du vignoble français. Anne Bisiaux, directrice de l’association Champagne Bio, détaille dans cette interview les leviers pour inverser la tendance.

L’association regroupe aujourd’hui 186 domaines et maisons de champagne certifiés bio, répartis sur l’ensemble de l’AOC Champagne. Elle accompagne ses adhérents sur les plans technique et réglementaire, dans le respect d’un cahier des charges européen strict, contrôlé au moins une fois par an par un organisme certificateur indépendant. La directrice rappelle qu’entre le début de la conversion et la mise en vente d’une bouteille labellisée, il faut compter au minimum six à sept ans, en raison notamment des périodes de vieillissement obligatoires imposées par l’AOC Champagne.

En 2025, 617 structures viticoles étaient notifiées en bio sur l’ensemble de l’appellation, pour une superficie totale de 2 700 hectares, dont 300 en cours de conversion. L’objectif affiché par l’association est d’atteindre 10 % des surfaces à court terme.

« On a une marge de manœuvre conséquente pour atteindre ces 22 %. L’Association des Champagnes Biologiques se mobilise et aimerait vraiment atteindre au moins, à court terme, les 10 %. Ce serait un vrai objectif, une vraie réussite. » Anne Bisiaux, directrice de l’association Champagne Bio.

L’année 2026 complique cependant la donne. Dans la Côte des Bar, les rendements avoisinent 5 500 kg par hectare, bio comme en conventionnel, loin des 8 800 kg attendus par la filière. Gel, sécheresse et épisodes caniculaires se sont succédé, contraignant les vignerons à repenser leurs pratiques culturales face à des aléas climatiques jugés amenés à s’intensifier.

« Il va falloir revoir nos modes de conduite, s’adapter aux aléas climatiques qui vont être de plus en plus fréquents, virulents, impactants. » Anne Bisiaux, directrice de l’association Champagne Bio.