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8 juillet 2026 à 17:22

L'Heure Éco, L'Interview : SupAirVision a développé une solution pour inspecter les chemins de foudre des éoliennes

La société troyenne SupAirVision annonce le lancement de Volta+, une nouvelle génération de drone dédiée à l’inspection des systèmes de protection contre la foudre des éoliennes. Grâce à une technologie embarquée capable d’injecter jusqu’à 10 000 volts, l’entreprise affirme pouvoir désormais diagnostiquer l’intégralité du parc éolien concerné. Explications.

SupAirVision, pionnière de l’inspection par drone

Fondée à Troyes, SupAirVision développe depuis plusieurs années des drones et des systèmes embarqués dédiés à l’inspection des pales d’éoliennes. Avant l’essor des drones, ce travail revenait à des techniciens cordistes descendant en rappel le long des pales, ohmmètre en main, pour mesurer la continuité du chemin de foudre entre l’extrémité de la pale et la prise de terre de l’éolienne. Le drone a permis de supprimer ce risque : tout le personnel reste au sol.

Le dirigeant de l’entreprise, Sébastien Arnoux, rappelle que SupAirVision a introduit son premier système Volta dès 2022, avec des brevets déposés à la clé. Ce système permettait déjà de venir toucher avec précision la pastille foudre, une petite pièce métallique de la taille d’une pièce de 20 centimes placée au bout de chaque pale.

Volta+ : la haute tension pour atteindre le reste du marché

La limite de Volta tenait aux pales intégralement peintes ou présentant de légères zones de corrosion, inaccessibles au système initial. Ces configurations représentaient environ 50 % du marché. C’est cette frustration, à la fois commerciale et opérationnelle, qui a conduit l’équipe R&D interne à concevoir Volta+.

La différence ne porte pas sur le poids embarqué, mais sur la puissance électrique : Volta+ injecte 10 000 volts dans le parafoudre, ce qui permet de traverser une couche de peinture, de la corrosion ou de petits interstices dans la conception du chemin de foudre selon les marques d’éoliennes. Le principal défi technique résidait dans la cohabitation de la haute tension avec l’électronique du drone, un champ magnétique pouvant perturber les systèmes de vol. Le développement, appuyé sur les acquis de Volta, a duré quatre à cinq mois.

À l’échelle mondiale, SupAirVision est, selon Sébastien Arnoux, l’une des deux seules entreprises capables de réaliser ce type d’inspection. Sur le plan réglementaire, l’obligation d’inspecter le chemin de foudre des éoliennes tous les deux ans en France commence à être réellement appliquée, avec des contrôles plus fréquents. L’entreprise est implantée en France, dispose d’une filiale au Brésil à l’équilibre depuis cette année, et vise désormais une présence renforcée en Europe et, à terme, aux États-Unis.

Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.