L’hôtel Thiers, situé avenue de Gaulle à Troyes, a fait peau neuve. Le bâtiment, classé en secteur sauvegardé, a été entièrement restauré sous la conduite du groupe CIR, spécialiste depuis quarante ans de la réhabilitation du patrimoine urbain de centre-ville en France.
**Une façade art déco restaurée**
La façade de l’hôtel Thiers affichait les codes de l’Art déco : régularité des baies, décors en stuc, garde-corps métalliques au motif croisé. Ces éléments ont été restitués, tout comme la marquise et les vitrines du restaurant. « Ce qui est typique de cette façade, c’est la géométrie et la régularité des fenêtres, les décors en staff qui rappellent les Folies Bergère ou le Grand Rex », souligne l’architecte Cyprien Léger.
**23 logements adaptés aux besoins actuels**
Avec la restauration de maisons attenantes, les volumes ont été repensés pour accueillir 23 appartements, du T1 au T3. La surface totale atteint 1 068 m². Les logements respectent les normes énergétiques actuelles et sont proposés aux loyers du marché local. « Ce n’est pas parce qu’on est sûr du neuf, entièrement réhabilité, qu’on augmente les prix. Et le marché a répondu très vite : en trois mois, 100 % des logements de ce type ont trouvé preneur », explique Jean-François Leu, directeur général du groupe CIR.
**Préserver et conjuguer l’ancien et le durable**
Le chantier ne s’est pas limité à l’hôtel. Trois maisons, dont certaines datent du XVIe siècle, sont également en cours de restauration. Leur architecture à pans de bois, pignons anciens et éléments du XVIIIe siècle seront préservés. « Il y a une volonté de s’ancrer localement, avec des techniques adaptées au territoire », précise William Perrault, responsable d’opérations.
**Un investissement de 6,5 millions d’euros**
Le montant total du projet s’élève à près de 6,5 millions d’euros. Pour le groupe CIR, Troyes constitue un marché stratégique. « La ville est attractive, avec un besoin locatif fort. Elle attire aussi bien des personnes âgées souhaitant revenir au centre que des jeunes en recherche de petits logements », note Jean-François Leu.
Avec cette opération, qui s’ajoute à la livraison récente d’un programme place Jean Jaurès et à la restauration en cours de l’hôtel Arlequin, le groupe CIR confirme son implantation dans la cité champenoise.