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La Rivière-de-Corps : Sylvie Quillier-Jannet retentera sa chance pour le concours MOF

Poissonnière à La Rivière-de-Corps, Sylvie Quillier-Jannet a participé pour la première fois au concours de Meilleur Ouvrier de France en poissonnerie en avril. Sans titre, mais riche d’expérience, elle prépare déjà sa revanche dans quatre ans.

Treize poissons filétés sur seize imposés, seize coquillages et crustacés entièrement préparés, et un oursin posé sur le plateau dans les dernières secondes. C’est le bilan de la première participation de Sylvie Quillier-Jannet au concours de Meilleur Ouvrier de France en poissonnerie, en avril dernier. La poissonnière auboise, seule boutique indépendante de poissonnerie dans le département, n’a pas décroché le titre. Elle rentre néanmoins avec une conviction bien ancrée : elle retentera sa chance dans quatre ans.

Une épreuve sous pression, une gestion au couteau

Le concours MOF en poissonnerie ne laisse aucune place à l’improvisation. Sylvie Quillier-Jannet l’a appris à ses dépens sur certains détails logistiques — le matériel à emporter, notamment — qui lui ont coûté un temps précieux. Face à l’horloge, il a fallu trancher, au sens propre comme au figuré.

Quand il ne m'a resté plus que 20 minutes, là, j'ai dit, bon, là, il faut que je prenne une décision. C'est soit je finis mes poissons, soit je fais toute la partie crustacée. J'ai placé mon dernier oursin sur le plateau et hop, ils me disaient de lever les bras et d'arrêter.

Sylvie Quillier-Jannet, poissonnière – À la Rivière-de-Corps

Une victoire personnelle malgré l'absence de titre

Pas de col bleu-blanc-rouge au bout de l’épreuve, mais Sylvie Quillier-Jannet refuse de parler d’échec. Pour elle, avoir participé, s’être préparée intensément et avoir tenu jusqu’à la dernière seconde constitue déjà une forme de réussite. Le stress, dit-elle, s’est dissipé dès qu’elle a réussi à se concentrer sur son geste.

Ce que j'en retire, alors déjà les rencontres humaines, on s'est rencontrés, on s'est retrouvés tous entre poissonniers, entre professionnels, entre passionnés. Parce que pour faire ce genre de concours, il faut être passionné, obligatoirement. Tellement enrichissant, pour moi, c'est quand même une victoire, on va dire. Je l'ai fait, je me suis donnée à fond, j'en ai appris beaucoup de choses.

Sylvie Quillier-Jannet, poissonnière – à la Rivière-de-Corps

Des entraînements qui enrichissent l'étal

La préparation intensive au concours n’a pas seulement forgé la technique de Sylvie Quillier-Jannet. Elle a aussi transformé son offre. Rôtis de poissons, paupiettes, variétés moins courantes comme le mulet : autant de produits découverts ou perfectionnés durant les entraînements, désormais proposés à sa clientèle.

Je propose des choses que je ne faisais pas avant. Les rôtis de poissons, les paupiettes de poissons, ça, ce sont des choses qui faisaient partie de mes entraînements. Du coup, je continue à les proposer à mes clients. Le mulet, qui n'est pas un poisson qui est très plébiscité par les gens, c'est bénéfique pour les clients comme pour moi personnellement.

Sylvie Quillier-Jannet, poissonnière – À la Rivière-de-Corps

La prochaine édition du concours MOF en poissonnerie aura lieu dans quatre ans. Sylvie Quillier-Jannet sait désormais précisément ce qu’elle doit anticiper — le matériel, la gestion du temps, les détails qui font la différence à ce niveau. Elle aborde cette nouvelle échéance avec une longueur d’avance que seule l’expérience du concours peut procurer.

Retrouvez notre précédent article sur la candidature de Sylvie Quillier-Jannet au concours MOF : Sylvie Quillier-Jannet vise le titre de meilleur ouvrier de France en poissonnerie

Sylvie Quillier-Jannet vise le titre de meilleur ouvrier de France en poissonnerie