Les travaux de requalification du port et des abords des plages de Mesnil-Saint-Père sont désormais terminés. La première phase s'est achevée en juin 2024, la deuxième il y a quelques semaines avec l'aménagement d'un parvis végétalisé devant la maison des lacs et l'ajout d'un bassin drainant de 3 000 m² pour protéger les sols de l'érosion.
« Il y avait une voirie qui était ancienne, il n'y avait pas de piste cyclable, il n'y avait pas de parking et l'idée ça a été d'aménager tout ça d'une façon homogène », explique un élu local. L'objectif était de s'adapter aux nouvelles conditions de vacances, notamment les besoins en parking et en sécurité.
Un nouveau parking de 100 places de stationnement supplémentaires, un terrain multisport et des voies différenciées pour les piétons, les vélos et les voitures viennent compléter l'aménagement. Après plusieurs mois de déviation de la route basse, le site est prêt pour la saison estivale.
« C'est sûr que ça arrive effectivement au bon moment », se réjouit un professionnel du tourisme local. « On voit des personnes qui s'assoient sur les bancs, qui restent là quelques instants pour se reposer ou alors faire une halte à la maison des lacs. » Malgré les périodes de travaux avec de nombreux engins, les établissements sont restés ouverts.
Après la vidange du lac et les travaux qui avaient impacté la saison 2024, les professionnels du tourisme espèrent retrouver leur standard de fréquentation. En moyenne, près de 100 000 personnes sont recensées dans les périmètres de surveillance des quatre grandes plages des lacs d'Orient.
La requalification du site de Mesnil-Saint-Père constitue un chantier majeur pour le département de l'Aube. « Les aménagements qui existaient ici autour du lac étaient en fait ceux qui avaient été créés lors de la création du lac il y a 60 ans », précise un représentant du département. L'investissement total s'élève à 6,9 millions d'euros, entièrement à la charge du département.
Si la phase 3 des travaux de requalification n'est pas abandonnée, elle reste à cette heure au point mort et dépendante de la situation financière du département.