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Mesnil-Saint-Père : les gendarmes aubois se préparent à la Guyane

Les 72 militaires de l’escadron de gendarmerie mobile de Rosières-près-Troyes s’entraînent en forêt d’Orient. Ils se préparent à partir en Guyane pour lutter contre l’orpaillage illégal. Le départ est prévu le 19 mai pour une mission de 130 jours.

En pleine forêt d'Orient, les gendarmes de Rosières-près-Troyes s'exercent dans des conditions extrêmes. Fabrication de brancards de fortune, installation de bivouacs, franchissement de cours d'eau : tout est prévu pour les préparer à leur prochaine mission en Guyane.

Ce stage de cinq jours vient clôturer plusieurs mois d'instruction pour les 72 militaires de l'escadron de gendarmerie mobile. « C'est surtout de l'initiation à ce qui va être mis en place au niveau de la Guyane pour l'escadron », explique un instructeur. L'objectif est de combattre les appréhensions et de s'assurer que chacun possède le minimum requis pour accomplir la mission en toute sécurité.

Dans quelques semaines, l'escadron s'envolera pour participer à la mission Harpie. Cette opération vise à lutter contre l'orpaillage illégal en Guyane, réalisée en collaboration avec l'armée de Terre. « Une partie de la population est utilisée dans des conditions humaines vraiment très dégradées pour extraire l'or illégalement », précise un responsable de la gendarmerie. Ces sites attirent des bandes de criminels venus du Brésil et du Suriname.

La préparation physique occupe une place centrale dans ce stage. Une marche de 27 kilomètres est programmée ce mardi. « Il faut bien préparer son sac, bien l'équilibrer, bien le positionner sur son dos », explique un gendarme. Le taux d'humidité de 90 à 100 %, la chaleur et le terrain vallonné de la Guyane diffèrent des conditions auboise, mais l'engagement reste le même.

Si certains militaires ont déjà servi en Nouvelle-Calédonie ou à la Réunion, la forêt amazonienne constitue une première pour beaucoup. « Appréhension, non. Il y a plutôt de l'excitation », confie l'un d'eux. Ces jeunes sortent d'école et sont motivés pour cette mission qui sort de l'ordinaire.

Le départ de l'escadron est programmé le 19 mai pour un déploiement de 130 jours en terrain hostile.