L’enquête sur la mort d’un adolescent de 17 ans à Troyes franchit une nouvelle étape judiciaire. Le parquet de Troyes a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre d’un homme de 22 ans, originaire de l’Aube, après les faits survenus dans la nuit du 3 au 4 juin en centre-ville.
Vers 23 heures mercredi, les policiers étaient appelés rue Pithou, à proximité du Trianon, pour un jeune homme grièvement blessé à l’arme blanche. La victime présentait trois plaies à l’abdomen et une blessure au bras. Transporté au centre hospitalier dans un état critique, l’adolescent est décédé le lendemain malgré les soins prodigués.
Dans les heures suivant l’agression, cinq personnes, dont deux mineurs de 17 ans, ont été interpellées et placées en garde à vue. Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits pourraient s’inscrire dans le cadre d’un règlement de comptes opposant la victime à l’auteur présumé des coups de couteau. La piste des stupéfiants a été mise en avant par les autorités municipales.
Déféré devant un juge d’instruction jeudi soir, le principal suspect a été mis en examen du chef d’homicide volontaire puis placé en détention provisoire. Les investigations se poursuivent désormais sous l’autorité du magistrat instructeur afin de déterminer précisément les circonstances et le contexte des faits.
Dans un communiqué diffusé vendredi matin, le maire de Troyes, François Baroin, avait exprimé ses pensées à la famille et aux proches de la victime. Évoquant un drame qui « nous interroge sur cette inversion des valeurs », l’élu souligne que, si la piste des stupéfiants semble être examinée, « la mort d’un jeune de 17 ans reste un drame » quelles qu’en soient les circonstances.