Cinquante spectateurs allongés sur des chaises longues, les yeux grands ouverts sur un ciel étoilé, bercés par la musique et une voix, celle de l’artiste Jean-Michel Baudoin. Vendredi soir, le spectacle Novastella a inauguré le Lesmont Festival dans l’Aube avec un concert hors normes : immersif, nocturne, joué dans le noir complet.
Un astronome, une supernova, une nuit
Tout commence avec un personnage : un astronome insomniaque obsédé par les étoiles, qui guette chaque nuit l’apparition d’une supernova, cette étoile mourante qui explose et libère une énergie colossale. Des explosions cosmiques dont la lumière met des millions d’années à nous parvenir. C’est cette temporalité vertigineuse et poétique qui a inspiré le créateur du projet.
Pas de scène surélevée, pas de projecteurs. Simplement le noir, le silence et la musique. Les spectateurs sont invités à se laisser aller, physiquement et mentalement, à ouvrir les oreilles autant que les yeux.
Ça vient d'un rêve d'enfant. J'ai passé mes vacances à la montagne à 2000 mètres d'altitude. Et le soir, la nuit, le ciel étoilé était d'une pureté extraordinaire. Et la Voie lactée… C'était formidable et ça vous marque à vie. C'est pas nous qui sommes intéressants à regarder, c'est vraiment le ciel.
Un projet né en 2014, sur les scènes auboises depuis 2025
Derrière Novastella, il y a donc Jean-Michel Baudoin : comédien, saxophoniste et organisateur de spectacles. En 2014, il écrit un texte inspiré par l’espace. Plusieurs années de travail et d’adaptation plus tard, le spectacle voit le jour. Depuis l’été 2025, il enchante les nuits auboises.
La musique est entièrement jouée en direct. Guitare, saxophone, voix, synthétiseur acoustique et synthétiseur piloté par ordinateur : chaque représentation est un moment unique, sans filet.
Lorsqu'il m'a dit « je vais acheter 150 chaises longues, les gens vont regarder les étoiles », c'est surprenant au départ, mais à la fois super inspirant. Tout est fait en live.
Plus d'une heure aux confins de l'univers
Durant un peu plus d’une heure, la voix de Jean-Michel, la musique composée par Didier Paupe et les silences guident les spectateurs dans un voyage intérieur autant que cosmique. Allongés, certains lèvent naturellement les yeux vers le ciel, d’autres les ferment, mais tous entrent dans l’état de contemplation que le spectacle appelle.
Après cette nouvelle représentation réussie à Lesmont (malgré le ciel couvert), plusieurs dates sont programmées dans l’Aube cet été. La compagnie Sangs-Mêlés nourrit désormais une ambition plus large : exporter Novastella au-delà du département, vers d’autres publics et d’autres ciels.
Un autre rendez-vous culturel à ne pas manquer cet été dans l’Aube : Vitrail au Grand Air : l’événement revient pour une 4ème édition
