Quatre stagiaires, un dimanche, et un tour du monde sans bagage. À Saint-André-les-Vergers, l’association Rhéocréation a proposé une première : un stage de danses ethniques mêlant traditions africaines, pratiques asiatiques et gaga dance, une discipline venue d’Israël. Une journée pour bouger autrement, loin des codes de la danse de salon.
Des danses ramenées des quatre coins du monde
Derrière ce projet, Amandine Robin-Tissandier, enseignante en danse et membre de l’association. C’est au fil de ses voyages, du Pacifique à l’Asie en passant par le continent africain, qu’elle a collecté ces pratiques. Son ambition : les transmettre à ceux qui n’ont pas eu la chance de voyager. « On reste ici, mais on fait des voyages dans la planète à travers nous », résume-t-elle.
Au programme de ce stage d’une journée : la danse primitive, qui ramène aux fondamentaux du mouvement — le balancement, la marche, la voix, les onomatopées. Mais aussi le gaga dance, méthode développée par le chorégraphe israélien Ohad Naharin, fondée sur la fluidité corporelle. Cette discipline, utilisée notamment auprès de personnes atteintes de la maladie de Parkinson en Ehpad, est encore peu connue du grand public en France.
On a déjà voyagé. Et puis, on part. Les musiciens, les transmissions, les rencontres qu'on a pu avoir, on a pu apprendre beaucoup. Et donc, on a envie de faire apprendre aussi aux autres ce qu'on a ressenti et ce qu'on a appris.
La percussion, indissociable de la danse
Ce stage ne se limite pas au mouvement. Les participants ont également appris à jouer des percussions, en s’initiant à des procédés traditionnels africains et asiatiques. Pour les enseignants de Rhéocréation, les deux disciplines sont indissociables. « Dans beaucoup de danses et de cultures dans le monde entier, on dit qu’une bonne danseuse connaît les rythmes. Elle sait faire la musique et faire la danse », explique Amandine Robin-Tissandier.
Valérie, stagiaire troyenne, découvrait pour la première fois le gaga dance. Elle retient surtout la liberté qu’offre cette pratique. « En fonction de son corps, si on a envie de s’exploser, on s’explose. Si on a envie de rester tranquille, on peut rester tranquille », témoigne-t-elle.
« Beaucoup de plaisir à jouer avec les instruments de musique, la percussion. Et puis découvrir de nouvelles danses, notamment le gaga dance que je ne connaissais pas. » Valérie, Stagiaire, Rhéocréation.
Des ateliers mensuels sans prérequis
Aucune expérience préalable n’est requise pour participer à ces stages. C’est l’un des principes fondateurs de Rhéocréation : ouvrir ces pratiques au plus grand nombre. Pascal Michaud, trésorier de l’association, confirme que ce type d’atelier est appelé à se répéter. Les deux enseignants prévoient de programmer un stage similaire chaque mois.
L’association entend ainsi ancrer durablement ces pratiques venues d’ailleurs dans le paysage culturel aubois, un rendez-vous régulier pour ceux qui souhaitent explorer d’autres façons d’habiter leur corps.
stagiaires lors du premier atelier
stage organisé par mois à venir
À découvrir également, un autre rendez-vous culturel autour de la danse et de la musique dans l’Aube : Saint-André-les-Vergers présente la 27ème édition du Festival Guitares du Monde
