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Romilly-sur-Seine : des logements rénovés pour les étudiants en médecine

La Ville de Romilly-sur-Seine a réhabilité d’anciens logements de fonction du collège Paul-Langevin pour les mettre à disposition des étudiants en médecine en stage. Trois appartements, dont les loyers sont pris en charge par la municipalité, seront prêts début novembre. L’objectif : rendre le territoire plus attractif face à la désertification médicale.

Sept médecins là où il en fallait quatorze. En dix ans, Romilly-sur-Seine a perdu la moitié de ses généralistes. Pour inverser la tendance, la Ville a choisi une approche concrète : rénover des logements et les offrir gratuitement aux étudiants en médecine qui viennent y effectuer leur stage.

Les trois appartements, situés au 15 avenue du Château, sont d’anciens logements de fonction des enseignants du collège Paul-Langevin. Réhabilités, ils seront aménagés et opérationnels début novembre. La superficie varie : un studio de 30 mètres carrés et deux appartements de 60 mètres carrés. Tous se trouvent à dix minutes à pied de la maison médicale.

Façade en pierre et briques rouges d'un immeuble aux fenêtres blanches rénovées
Appartements rénovés avenue du Château, destinés à accueillir les futurs médecins stagiaires à Romilly-sur-Seine.

Une dixième année de médecine qui change la donne

La réforme des études médicales introduit désormais une dixième année obligatoire, le « docteur junior », qui exige un terrain de stage en cabinet ou en maison médicale. Or, trouver un lieu d’accueil n’est pas toujours simple. À Romilly-sur-Seine, des professionnels de santé se sont portés volontaires pour encadrer ces jeunes praticiens. La municipalité a voulu aller plus loin en levant le dernier frein : le logement.

Adam Da Mota, maire de la ville, résume l’ambition : faire de Romilly une référence départementale pour l’accueil des jeunes médecins, à la fois sur le plan professionnel et sur le plan personnel.

L'idée, c'est aussi de permettre le moins de logistique possible, de façon à ce que ce terrain de stage devienne peut-être aussi une forme de référence, peut-être sur le département. De dire : à Romilly, on a envie d'y aller parce qu'on est bien accueillis.

Adam Da Mota, Maire – Ville de Romilly-sur-Seine

Jusqu'à trois stagiaires simultanément dans un même cabinet

Du côté des praticiens, le dispositif ouvre des possibilités inédites. Le docteur Rachel Jeanson-Drissi, médecin généraliste installée à Romilly-sur-Seine depuis dix ans, peut désormais accueillir en même temps des étudiants de septième, neuvième et dixième année — et leur proposer un logement à chacun. Dès novembre, un premier docteur junior intègre son cabinet pour une durée de six mois, renouvelable une fois.

Avant mon installation, je me souviens qu'on parlait de 14 médecins généralistes sur Romilly-sur-Seine, on en est à la moitié là maintenant. Le but du jeu, c'est que nos étudiants trouvent que la médecine sur Romilly-sur-Seine est agréable tant professionnellement que personnellement.

Rachel Jeanson-Drissi, Médecin généraliste – Cabinet médical de Romilly-sur-Seine

Le loyer pris en charge, un argument de poids

Le loyer des trois appartements est intégralement financé par la Ville. Un investissement pensé comme un levier d’attractivité : si le stage se passe bien, si les conditions de vie sont confortables, l’espoir est que certains étudiants choisissent de s’installer durablement à Romilly-sur-Seine à l’issue de leur formation. La Ville parie sur l’expérience vécue pour contrer la désertification médicale, là où d’autres territoires peinent encore à trouver des solutions.

Sur le même sujet, la pénurie de médecins pousse aussi d’autres territoires de l’Aube à innover : Un dispositif de téléconsultation pour pallier le manque de médecin

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