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« Airbox » la jeunesse rurale auboise se raconte à travers un court-métrage

Jérôme Gobin, 22 ans, originaire de Vendeuvre-sur-Barse, vient de tourner son premier court-métrage, « Airbox », dans l’Aube. Avec une vingtaine de collaborateurs bénévoles et un budget d’environ 4 000 euros, il interroge le destin des jeunes des campagnes : partir ou rester.

L’ancienne école de Mailly-le-Camp transformée en caserne militaire, une vingtaine de personnes mobilisées, huit mois d’écriture : Jérôme Gobin, 22 ans, est en train de tourner son premier court-métrage d’envergure. Intitulé Airbox, le film pose une question que beaucoup de jeunes ruraux connaissent bien : partir ou rester ?

Né près de Vendeuvre-sur-Barse, le jeune réalisateur a lui-même quitté l’Aube pour étudier le cinéma en région parisienne. C’est de cette expérience personnelle qu’est née l’idée du film, ancré dans les paysages et les réalités du monde rural aubois.

Jérôme Gobin en casquette beige et veste Columbia noire devant un bâtiment en briques, figurant en treillis militaire et panneau réflecteur visibles en arrière-plan
Jérôme Gobin dirige le tournage d'"Airbox" à Mailly-le-Camp, où l'ancienne école du village sert de décor à une scène de caserne militaire.

Deux destins, une même question

Airbox suit deux amis aux trajectoires opposées. L’un s’engage dans l’armée pour s’évader ; l’autre reprend la ferme familiale et choisit de rester. Peu de dialogues, beaucoup d’images : Jérôme Gobin mise sur la mise en scène.

J'avais envie de raconter tout simplement ce truc de : on reste ici et on essaie de trouver des moyens d'évasion. C'est vraiment une question de parler des gens qui restent et comment ils essayent de s'en sortir. Parce que malheureusement ici c'est assez compliqué de trouver un emploi, de trouver quelque chose qui nous plaît vraiment.

Jérôme Gobin Réalisateur – Court-métrage Airbox

Un tournage en mode débrouille

Le budget total du film avoisine les 4 000 euros. Une somme modeste, compensée par l’engagement de toute l’équipe : techniciens, acteurs, figurants, décorateurs — tous bénévoles. La commune de Vendeuvre-sur-Barse a choisi de co-financer le projet, rejointe par l’école nationale supérieure Louis-Lumière à Paris, qui a prêté le matériel technique.

Les dépenses se sont donc concentrées sur l’essentiel : logement, nourriture et transport pour une vingtaine de personnes mobilisées pendant toute une semaine. L’équipe est composée en grande partie d’anciens camarades de licence de Jérôme Gobin, ce qui a facilité la coordination malgré les contraintes budgétaires.

4000

euros de budget total

20

personnes mobilisées sur le tournage

8

mois d’écriture et de préparation

La suite : festivals et diffusion

Le montage d’Airbox devrait être finalisé dans les deux prochains mois. Jérôme Gobin espère ensuite diffuser le film dans différents festivals de court-métrage et montrer que l’Aube rurale peut aussi produire des histoires qui méritent d’être racontées..

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