Courir, s’arrêter, repartir. Et recommencer. À Sommeval, samedi matin, 170 coureurs ont pris le départ de la deuxième édition de l’Ultimate man, une épreuve d’endurance où la vitesse ne compte pas. L’objectif : tenir le plus longtemps possible, tour après tour, jusqu’à ce que le corps ou l’esprit lâche.
Pas de chrono à battre, pas de distance fixée à l’avance. Chacun gère son effort à sa manière, au feeling ou avec une stratégie millimétrée. L’épreuve est aussi simple dans son principe qu’elle est exigeante dans les faits.
Une stratégie, chacun la sienne
Parmi les participants, François Clère arrive avec un objectif précis. Vainqueur du trail de la Galette à Chaumont en janvier dernier, il avait bouclé 12 tours lors de la première édition et entend faire mieux cette année.
C'est pas facile parce que le premier tour je suis parti super vite, donc là j'essaye de me réguler à 40 minutes, en essayant de marcher le plus possible dans les bois.
Pour d’autres, pas de calcul : on court au ressenti, et on verra bien. « Je me suis rien fixé du tout, pas d’objectif, c’est ça le défi », résume une participante après seulement deux tours. Cette liberté totale face à l’effort est au cœur de l’esprit Backyard.
Des ajustements, mais le même esprit
Par rapport à la première édition, l’organisation a apporté quelques retouches. Le dénivelé par tour a été légèrement revu à la baisse, autour de 200 mètres, contre 215 à 220 l’an passé. Un choix assumé pour préserver la fluidité de l’épreuve sans la rendre moins sélective sur la durée, puisque les mètres de dénivelé s’accumulent à chaque boucle supplémentaire.
« L’année dernière, je suis content parce que pour une première édition, tout a fonctionné comme on le souhaitait. Donc voilà, on a voulu remonter un petit cran cette année et mettre des choses un peu en plus, donner de la valeur à notre Backyard. » résume l’organisateur Jean-Luc Vialatte.
Une épreuve engagée pour deux associations
Au-delà du sport, la Backyard No Limits porte un engagement solidaire. L’organisation a créé cette année l’association Osez l’Aventure Trail (OAT), qui reversera les bénéfices de ses événements à des causes choisies par ses membres. Pour cette édition, deux structures bénéficient du soutien : l’association Louis l’Enfant Papillon et le comité Handisport de l’Aube.
Ce dernier partenariat prend une forme concrète et symbolique. Dans l’après-midi, six pousseurs devaient prendre part à l’épreuve avec Arsène, installé dans une Joëlette, ce fauteuil tout-terrain conçu pour permettre aux personnes à mobilité réduite de pratiquer des activités de pleine nature. Le projet : préparer Arsène à participer aux 100 kilomètres de Millau.
coureurs au départ
mètres de dénivelé par tour
associations bénéficiaires des recettes
Tour après tour, les kilomètres s’accumulent à Sommeval. La Backyard No Limits ne promet ni podium ni médaille à un temps fixé : elle pose simplement une question, la même pour chacun des 170 participants — jusqu’où es-tu capable d’aller ?
La première édition de l’Ultimate Man de Sommeval, l’an passé, avait déjà posé les bases de l’événement : Première réussie pour l’Ultimate Man de Sommeval
