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Agriculteurs en difficulté : le plan d’aides va être décliné dans l’Aube

Pascal Gossy, préfet de l'Aube, s'exprime devant un panneau Préfecture de l'Aube avec le drapeau français

Le préfet de l’Aube, Pascal Gauci, a réuni ce jeudi les représentants du monde agricole pour présenter la déclinaison locale du plan national d’urgence doté d’un milliard d’euros. Objectif : aider les exploitations les plus fragilisées par la sécheresse et les mauvaises récoltes de l’été 2026, avec un accès aux aides prévu dès octobre.

Un été de sécheresse et de fortes chaleurs a laissé de nombreuses exploitations agricoles de l’Aube dans une situation financière précaire. Ce jeudi, le préfet Pascal Gauci a réuni les représentants du monde agricole pour leur présenter les contours du plan d’urgence national et sa déclinaison dans le département. Le message est clair : les aides doivent être accessibles dès le mois d’octobre, avec des démarches administratives allégées.

Un milliard national, 17 millions pour le Grand Est

Le plan d’urgence présenté par l’État atteint un milliard d’euros à l’échelle nationale. La région Grand Est bénéficie d’une enveloppe de 17 millions d’euros, qui sera ensuite répartie entre les différents départements selon les besoins identifiés. Dans l’Aube, le dispositif vise en priorité les exploitations les plus fragilisées, celles confrontées à des difficultés de trésorerie ou incapables de financer les investissements nécessaires à la prochaine saison.

On sait qu'avec les mauvaises récoltes, certains sont en difficulté de trésorerie, certains sont en difficulté pour acheter de quoi préparer cette saison-là. Et donc, cette enveloppe de 17 millions globalement au niveau régional, qui après va être déclinée, va permettre d'accompagner ceux qui sont le plus en difficulté. Il a été décidé d'accompagner probablement en nombre plus restreint, mais avec des niveaux plus importants d'aide, pour faire en sorte que ceux qui sont le plus en difficulté puissent passer ce cap difficile de la fin 2026.

Pascal Gauci Préfet de l'Aube

Quatorze mesures pour couvrir l'ensemble des besoins

Le plan ne se limite pas à une simple indemnisation des pertes de récolte. Il articule quatorze mesures distinctes, pensées pour répondre à la diversité des situations rencontrées par les agriculteurs aubois. Allègements fiscaux, reports de cotisations sociales, financement des semences et intrants pour préparer la récolte 2027 : le spectre est large.

La logique retenue par les services de l’État et le monde agricole est de concentrer les soutiens sur les exploitations les plus en danger, quitte à réduire le nombre de bénéficiaires pour augmenter le niveau d’aide individuelle. D’après les premiers retours, le but est d’attribuer des aides dont le montant ne peut dépasser 10 000 €. 

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Le préfet de l'Aube a rencontré le monde agricole ce jeudi pour discuter du plan d'aides
1

millard d’euros alloués au plan d’urgence agricole national

17

millions d’euros pour la région Grand Est

14

mesures distinctes couvertes par le dispositif

C'est aider les agriculteurs dans la diversité des besoins, que ce soit au niveau fiscal, que ce soit au niveau des cotisations sociales, que ce soit pour préparer la récolte 2027, que ce soit sur les pertes de récolte. On a essayé de lister, de couvrir assez largement les besoins du monde agricole avec ces 14 mesures.

Pascal Gauci Préfet de l'Aube

Un accès aux aides prévu dès octobre

La rapidité de mise en œuvre est au cœur des préoccupations. Les services préfectoraux ont fixé octobre comme horizon pour l’ouverture effective des dossiers, avec la volonté de simplifier les démarches pour que les agriculteurs en détresse puissent accéder aux financements sans délai supplémentaire. La fin de l’année 2026 s’annonce déjà comme une période critique pour les trésoreries les plus fragilisées.

Pour mieux comprendre l’ampleur des dégâts climatiques sur l’agriculture auboise cette année : Une année qui bouscule les modèles agricoles

Une année qui bouscule les modèles agricoles