Le bateau de l’association Néréide a été mis à l’eau. Pour la quatrième fois, les étudiants de l’Université de Technologie de Troyes participent au Monaco Energy Boat Challenge, qui se déroulera du 8 au 11 juillet. L’objectif est de fabriquer le bateau le plus innovant et performant possible pour réaliser différentes épreuves.
La compétition comprend une épreuve de maniabilité avec un slalom, une de vitesse et une d’endurance où, avec une quantité limitée d’énergie, il faut faire le plus de tours possible dans le temps imparti. Plusieurs modifications ont été apportées sur le bateau cette année. « Là, on a changé le moteur, un moteur deux fois plus puissant que l’année dernière », explique un étudiant membre de l’association.
L’équipe a dû rechanger tout le système de propulsion pour s’adapter au nouveau moteur. « Vu que le moteur est plus puissant, il y avait des risques que ça casse. Du coup, on est reparti de zéro et on a refait le tout de A à Z », précise-t-il. Le nouveau moteur, issu de la technologie des drones, est deux fois plus léger mais beaucoup plus cher.
Arrivée deuxième équipe française l’année dernière et 11e sur 20 au classement final, l’équipe vise cette année de finir dans le top 5. Plusieurs normes sont à respecter pour que le bateau entre en compétition, notamment une limite de poids fixée à 250 kg en comptant le pilote. Ces règles challengent les étudiants qui travaillent en équipe.
« Nous, on travaille en équipe, on est plus de 40 par semestre. Et depuis le début de l’association, c’est presque 150 étudiants qui ont travaillé sur le projet », indique un autre membre. L’équipe est divisée en plusieurs sous-parties : cockpit, propulsion, énergie, système embarqué et éléments de compétition. Chaque année, l’association récupère la structure qui a fonctionné et change les éléments les plus importants.
À Monaco, chaque équipe aura sa spécificité. Du côté de Néréide, c’est d’utiliser des matériaux éco-responsables pour la conception du bateau. « On utilise du lin, de la fibre de lin en plusieurs formats. On essaie de prendre de la résine qui s’appelle Green Epoxy, moins polluante que la résine normale. Et on aura du bois aussi, du balsa, à l’intérieur de la coque », détaille un étudiant.
Avec une vitesse de 25 nœuds, soit 45 km/h, les étudiants espèrent dépasser les bateaux de leurs adversaires pendant les courses cet été. Des pièces commandées ou envoyées à usiner doivent encore être livrées avant la version finale du bateau.