Dans la cour du domaine Cheurlin-Dangin, à Celles-sur-Ource, ce mardi matin, les langues se mêlaient : japonais, anglais, suédois. Des journalistes spécialisés, des influenceurs parisiens et des acteurs de l’œnotourisme venus de plusieurs continents avaient fait le déplacement dans l’Aube pour découvrir les coulisses de la marque Vaucelle. Un nom encore jeune, mais déjà audible bien au-delà des frontières françaises.
Un projet familial aux ambitions haut de gamme
Vaucelle, qui signifie « petite parcelle » en patois local, est le fruit d’une réflexion menée par Thomas Cheurlin, viticulteur héritier de plusieurs générations à Celles-sur-Ource. Il y a trois ans, il décide de créer une gamme distincte de sa maison mère, Cheurlin-Dangin, avec une orientation résolument haut de gamme. Liqueurs d’expédition travaillées, vins de réserve vieillis en solera dans des foudres, cépages rares comme le pinot blanc et l’Arbane : chaque détail est pensé pour se démarquer.
« C’est vraiment faire de la haute couture », résume Thomas Cheurlin. La cuvée ambassadeur, servie sur les tables des ambassades françaises à travers le monde, illustre l’ambition portée par cette marque depuis ses débuts.
C'est un complément beaucoup plus haut de gamme, vraiment typé avec des liqueurs d'expédition typées et des champagnes vraiment aussi typiques.
bouteilles écoulées chaque année sous la marque Vaucelle
% des volumes de Vaucelle destinés à l’export
ans d’existence pour la marque Vaucelle
L'export comme moteur de croissance en 2026
Depuis février 2026, la marque a accéléré son développement commercial à l’international. Les États-Unis, le Japon et le Danemark figurent parmi les nouveaux marchés ouverts cette année. La présence dans des établissements étoilés, inenvisageable il y a peu, est désormais une réalité. Vaucelle représente aujourd’hui 10 % des volumes totaux de la maison Cheurlin-Dangin, soit environ 40 000 bouteilles annuelles.
C'est vraiment en février de cette année où on a commencé à beaucoup développer la gamme et notamment le côté commercial et l'export. On est sur une belle année pour nous, sur cette gamme-là, où on a pu ouvrir des marchés dans lesquels on n'était pas avant. États-Unis, Japon, Danemark. Aujourd'hui, on fait à peu près 50 % d'export, 50 % de France sur la marque Vaucelle.
Un regard international sur la Vallée de l'Aube
Parmi les visiteurs de cette journée, Britt Karlsson, journaliste spécialisée pour la presse américaine et suédoise, notamment Forbes, et actrice de l’œnotourisme. Sa présence témoigne de l’écho que commence à produire Vaucelle au-delà des cercles habituels du champagne. Elle souligne l’originalité du projet : des cépages peu communs, une volonté de renouveler chaque année la proposition faite aux consommateurs.
C'est important de découvrir de nouveaux projets en Champagne et aussi un peu partout en France. De présenter le souhait de Thomas de faire des nouveautés chaque année ou de pouvoir présenter aux consommateurs quelque chose de nouveau. Il a planté des cépages un peu rares comme le pinot blanc, l'Arbane, et je pense que c'est ça qui donne un peu la spécialité de ces champagnes.
Des vendanges 2026 précoces, mais un enthousiasme intact
Les vendanges 2026 ont été jugées précoces et laborieuses dans la Vallée de l’Aube. Le déjeuner de vendanges initialement prévu a dû être adapté : les visiteurs ont pu observer les premiers jus de chardonnay en fermentation avant de déguster l’ensemble des cuvées au domaine. Des médailles, de bonnes notes dans la presse spécialisée internationale et plusieurs articles ont contribué à attirer ces professionnels jusqu’à Celles-sur-Ource. La cuvée ambassadeur, diffusée dans les représentations diplomatiques françaises à l’étranger, reste le symbole le plus visible de la trajectoire empruntée par Vaucelle depuis sa création.
Pour mieux comprendre les origines de la marque Vaucelle et la démarche de Thomas Cheurlin : Celles-sur-Ource : la nouvelle marque Vaucelle développée par Thomas Cheurlin
