La famille et les proches de Carole Gonin, touchée par une tumeur au cerveau, font appel à la générosité de tous pour la faire rapatrier de Grèce. Hospitalisée sur place depuis le 7 juin, les assurances ne vont finalement pas couvrir son transport. Le devis réalisé par un prestataire spécialisé s’élève à 34200€. « On fait tout notre possible pour atteindre cette somme », explique son fils Guillaume, « mais c’est exorbitant ».
Ce devait être son dernier voyage avant d’être admise au service de soins palliatifs, pour terminer sa vie en douceur. Le séjour dont elle avait rêvé toute sa vie : Carole Gonin souhaitait partir sur l’île de Santorin, en Grèce, avec sa proche cousine Céline. Souffrant d’une tumeur au cerveau, contre laquelle elle a lutté durant plus d’un an, Carole « ne voulait plus se battre », selon son fils Guillaume. La Dryate, ancienne standardiste de la polyclinique Montier-la-Celle, a donc réussi à s’envoler début juin, grâce à la générosité de ses collègues et avec l’accord de son oncologue rémois. Pourtant, une fois sur place, son état se dégrade subitement et elle doit être hospitalisée. Si son handicap et sa situation avaient été expliqués aux assurances avant le départ selon ses proches, au moment de la rapatrier en France, des clauses du contrat ressortent : son cas de figure n’est en fait pas couvert. Sa cousine Céline, ses fils, tous se démènent pour trouver des solutions, mais pour le moment aucun recours n’aboutit. Préfecture, Présidence de la République, médias… Ils tentent désormais d’attirer l’attention pour trouver des fonds (pour le rapatriement et régler les soins sur place) et permettre, enfin, à Carole de rentrer finir sa vie auprès de ses proches.
Aujourd’hui, Guillaume a quelques nouvelles de sa mère via l’ambassade : elle ne serait plus sous oxygène, mais elle parlerait très difficilement. « Dès lors que la somme est réunie, je prends le 1er billet d’avion et je vais la récupérer. Si c’est dans une semaine, ce sera dans une semaine, si c’est dans un mois, ce sera dans un mois… » déplore-t-il.