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A son tour, Philippe Adnot demande le maintien de Clairvaux

A son tour, Philippe Adnot demande le maintien de Clairvaux

Philippe Adnot, sénateur de l’Aube et président du Conseil départemental, demande au ministre de la Justice le maintien de la prison de Clairvaux. Dans une lettre adressée à Jean-Jacques Urvoas, l’élu conteste la fermeture annoncée et dénonce l’absence de concertation préalable avec les élus et les personnels.

Philippe Adnot, le sénateur de l’Aube et président du Conseil départemental, vient d’adresser au Ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, une lettre dans laquelle il exprime son sentiment de colère après l’annonce de la fermeture prochaine de la prison de Clairvaux.

Dans son courrier, Philippe Adnot fait part de son « extrême surprise » de la décision. En premier lieu, il « conteste la forme. Comment une annonce, si impactante pour l’Aube, peut être faite sans concertation préalable, tant avec les personnels de la maison centrale qu’avec les élus? Cela donne un sentiment de mépris ».

L’élu aubois revient ensuite sur la situation économique du Nord-est du département particulièrement frappé par la crise économique (fermeture de Simpa à Vendeuvre-sur-Barse, difficultés du groupe Cauval à Bar-sur-Aube…). Selon lui, la fermeture de Clairvaux « constituerait une véritable catastrophe économique pour tout le territoire : effondrement du marché de l’immobilier, fermeture des commerces… »

Toujours dans sa lettre, Philippe Adnot dénonce aussi le fond. Selon lui toujours : « la maison centrale fonctionne bien » encadrée par des professionnels.

Pour éviter « le sacrifice » du Nord-est aubois, Philippe Adnot demande, en conclusion, au Garde des Sceaux de « revenir sur sa décision et de réunir les parlementaires, les élus et l’administration concernés pour réexaminer l’avenir de Clairvaux ».