Les faits se sont déroulés au coeur de l’après-midi ce lundi. Un homme est décédé après une agression au couteau, au pied de la Basilique Urbain IV, à l’entrée de la place de la Libération à Troyes. La victime est un homme de 45 ans, qui présentait une plaie importante à la gorge à l’arrivée de la Police. Malgré l’intervention rapide des secours, il est décédé sur les lieux de l’agression. D’après nos informations, l’individu était connu des services de police, notamment pour des faits liés aux stupéfiants.
L’auteur présumé des faits, un homme de 48 ans, originaire de Troyes et inséré professionnellement, a pris la fuite avant d’être interpellé, dans sa voiture, quelques minutes après l’agression et à quelques rues du lieu du drame, grâce au système de caméra du centre de supervision urbain. Il a été placé en garde à vue à l’Hôtel de Police. Ce mercredi en début de soirée, le Parquet a annoncé avoir « requis ce jour l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre du suspect, qui a été mis en examen du chef d’assassinat et placé en détention provisoire ».
Lors de son interpellation, un couteau avait été retrouvé en sa possession. Lors de sa première communication, le Parquet avait précisé que le mobile de l’agression n’était pas clairement établi. « Rien ne permet notamment de laisser penser à un acte à caractère terroriste ou haineux, ni d’accréditer que l’agression serait consécutive au refus de la victime de donner une cigarette ou serait survenue dans le cadre d’un règlement de compte en lien avec les stupéfiants », précise la procureure de la République dans un communiqué. Les investigations se poursuivent dans le cadre de l’instruction.
François Baroin a réagi via un communiqué de presse publié ce jeudi matin. Le maire de Troyes a tenu à remercier la procureure de la République “pour la décision rapide qu’elle a prise au terme des premières investigations conduites sous son autorité et sur lesquelles elle a communiqué. La mise en examen de l’auteur présumé des faits pour assassinat semble implique la préméditation de ce geste, donc l’intention de l’auteur présumé, de commettre l’irréparable”.