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Des kits de première nécessité pour les victimes de violences conjugales

Des kits de première nécessité pour les victimes de violences conjugales

Le département de l’Aube et la région Grand Est lancent des kits de première nécessité destinés aux victimes de violences conjugales. Ces kits, contenant produits d’hygiène et protections féminines, seront distribués par les huit centres médico-sociaux du département. Depuis janvier 2024, 134 victimes ont bénéficié d’un accompagnement social, tandis que les signalements de violences conjugales ont triplé entre 2019 et 2023.

Pour faire face à l’augmentation des signalements de violences conjugales, le département de l’Aube, en partenariat avec le région Grand Est, a présenté un kit de première nécessité. À l’intérieur : essentiellement des produits d’hygiène parfois indispensables dans le cadre d’un relogement d’urgence. « Dans ce kit, on va trouver un shampoing, un gel douche, un déodorant, une brosse à dents, du dentifrice, une brosse à cheveux, un peigne et aussi des protections féminines, détaille Christelle Sobczyk, la pilote du projet pour le Département. Elles sont souvent obligées de partir très précipitamment. Elles n’ont pas le temps de prendre ces affaires-là. Quand elles sont hébergées, par exemple, chez des des tiers ou des voisins c’est délicat de demander ces produits d’hygiène. C’est des kits qui les rassurent. Après, nous, on prend le relais.»

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Les 8 centre médico-sociaux du Département pourront désormais proposer ces kits aux femmes qui en font la demande. « C’est un partenariat avec la région Grand Est qui, à travers le Centre d’Information du Droit des Femmes et des Familles, s’est tournée vers nous, pour être l’opérateur qui va remettre ces kits », poursuit Marie-Pierre Contois, directrice générale adjointe en charge des solidarités au département de l’Aube.

Si depuis janvier 2024, 134 victimes se sont vues proposer un accompagnement par les assistants sociaux dans le cadres des Aides d’urgence pour Victimes de Violence Conjugales (AVVC), le dispositif ne peut être actionné qu’en cas de dépôt de plainte. Une étape parfois difficile à franchir. Beaucoup préfèrent d’abord se tourner vers les centres médico-sociaux. « Nos professionnels sont amenés à rencontrer des femmes qui sont dans ces situations d’extrême précarité, quand elles doivent quitter un logement ou quand elles doivent s’extraire d’une situation très violente. Ce sont les premières personnes qu’elles peuvent rencontrer et qui auront demain la possibilité de leur remettre ce kit. C’est une problématique que nous rencontrons au niveau du Département de plus en plus malheureusement. Quand on regarde les chiffres, qui sont plutôt liés à l’enfance, on a triplé le nombre de signalements sur ces situations de violence conjugale entre 2019 et 2023. C’est dire l’ampleur du phénomène.»

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Des kits financés par les Région à hauteur de 30 000 € qui représenteront donc une première aide. 61% des victimes qui sollicitent une aide en CMS ne portent pas plainte, et ne dispose pas des dispositifs légaux de protection.

LES IMAGES DANS LE JT DE CANAL 32 CE JEUDI A 18H30, 19H30, 20h30…