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Émission du 25/09/2024 à 12:21
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20 janvier 2026 à 10:01
L’hôtellerie-restauration est un secteur en forte tension. Si le bilan 2025 est plutôt positif, il faut poursuivre les efforts pour maintenir l’activité à l’avenir : certaines difficultés persistent et la vigilance reste de mise selon l’Umih Direct 10. Parmi les pistes pour améliorer la situation : des opérations de recrutement ou des échanges pour renforcer l’attractivité du territoire. Les détails avec sa présidente, Marylin Mathé.
L’Umih — Union des métiers et des industries de l’hôtellerie — est la première organisation professionnelle représentant l’hébergement, la restauration, les bars, les discothèques, les bowlings et les traiteurs. Dans l’Aube, le département ne dispose plus de bureau physique : les adhérents sont suivis depuis le bureau parisien de la rue d’Anjou, en lien direct avec Marylin Mathé, présente sur le territoire depuis un an et demi.
Le bilan 2025 de la restauration auboise est globalement positif, mais la réalité varie fortement selon les zones. Un restaurateur établi en centre-ville de Troyes ne vit pas la même situation qu’un professionnel installé en milieu rural. À l’échelle nationale, 25 établissements ferment chaque jour en métropole, un chiffre qui illustre la fragilité du secteur. Dans l’Aube, les professionnels s’adaptent en ajustant leur activité au contexte économique, notamment en misant sur les événements privés — baptêmes, anniversaires — pour compenser la baisse de fréquentation liée au télétravail.
L’hôtellerie auboise compte 65 établissements, avec une offre allant désormais jusqu’au 5 étoiles. Le taux d’occupation annuel est jugé correct, mais le revenu par chambre — le RevPAR — reste inférieur à celui de départements voisins comme la Marne : les visiteurs viennent, mais consomment insuffisamment sur place.
Le recrutement constitue un autre point de vigilance. L’hébergement des saisonniers et la mobilité sont identifiés comme deux axes prioritaires. Pour y répondre, l’Umih 10 travaille avec France Travail sur une opération baptisée « restaurant éphémère », destinée à attirer des personnes extérieures à la profession vers les métiers de la restauration.
Sur les titres-restaurant, Marylin Mathé pointe une dérive : leur utilisation dans des enseignes où ils permettent d’acheter des produits sans lien avec une alimentation équilibrée. L’Umih milite également pour une réglementation identique entre restaurateurs et autres acteurs de la restauration rapide ou artisanale, afin que les mêmes règles s’appliquent à tous.
Pour 2026, l’objectif est de maintenir le tissu existant tout en attirant de nouveaux porteurs de projets, en lien avec Aube en Champagne, la CCI, les offices de tourisme et les collectivités. La présidente évoque aussi la perspective de recréer un bureau Umih à part entière dans le département.
Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.