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Émission du 25/09/2024 à 12:21
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6 janvier 2026 à 12:01
Dans ce numéro d’« Un Jour dans l’Aube », rencontre avec Éric Dumont, galeriste troyens depuis près de trente ans.
Tout commence à onze ans, au premier jour de sixième. Interrogé sur son avenir, Éric Dumont écrit simplement « dans l’art ». Il ne sait pas encore dans quelle branche, ni comment, mais la direction est posée. Elle ne bougera plus.
Cet attrait précoce pour la création s’explique en partie par les origines familiales. Son grand-père paternel, Gilbert Dubon, était peintre et caricaturiste pour un journal local dans les années 1930. Sa grand-mère, elle, lui transmet les techniques plastiques dès le plus jeune âge — découpage, collage, recopiage. Du côté maternel, une ascendance polonaise nourrit, selon lui, une « imagination un peu plus slave ».
L’élément déclencheur survient à seize ou dix-sept ans, rue Turenne à Troyes. Passant devant une galerie avec son meilleur ami Xavier, il aperçoit le galeriste descendre un escalier intérieur. La scène lui apparaît comme « une pièce de théâtre ». Quelques années plus tard, il franchit lui-même le pas.
La décision se cristallise dans la douleur. À vingt-trois ans, Éric Dumont perd son père. Six heures avant son décès, les deux hommes discutent encore de ce projet de galerie — son père, sceptique, lui demande avec quel argent il compte tenir. Le soir même, il disparaît. « Je suis né, en fait, à partir du décès de mon père », confie le galeriste.
Éric Dumont reprend alors le fonds de commerce, rue Turenne, et devient à l’époque le plus jeune galeriste de France. Près de trente ans plus tard, il dit « kiffer toujours autant » et décrit l’ouverture matinale de sa galerie comme le moment le plus beau de sa journée.
La structure compte aujourd’hui une trentaine d’artistes, répartis dans toute la France et en Belgique. Parmi les temps forts de cette longue aventure : une rencontre avec Pierre Soulages à New York en mai 2005, organisée pour le magazine *France-Amérique*. Éric Dumont avait alors trente-deux ou trente-trois ans. Il se souvient avoir demandé à toucher une toile du maître — « pour connaître la matière ».
Plus récemment, la ville de Troyes a acquis *Le Pèlerin*, sculpture monumentale de Vivko, artiste avec lequel Éric Dumont collabore depuis vingt-cinq ans. La pièce pourrait être installée place Jean-Jaurès. Une perspective qu’il décrit comme « une empreinte ad vitam dans la ville de Troyes ».
Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.