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1 juillet 2025 à 09:54
Dans cette partie d’« Un Jour dans l’Aube », rencontre avec le galeriste d’art troyen Éric Dumont.
Né à Troyes en 1972, Éric Dumont dirige depuis 1996 sa galerie, nichée entre la rue Saussier et la rue Turenne, dans le centre-ville de Troyes. Bientôt 30 ans d’activité pour ce pur Troyen, aux origines familiales en partie polonaises.
L’attrait pour l’art remonte à l’enfance. En sixième, à dix ans et demi, il inscrit « dans l’art » lorsqu’on lui demande ce qu’il veut faire plus tard. Une intuition qu’il ne s’explique pas vraiment à l’époque, mais qui ne le quittera plus. Son grand-père paternel, peintre et caricaturiste pour un journal local dans les années d’avant-guerre, a sans doute tracé un chemin. Sa grand-mère, elle, l’initie aux techniques plastiques : découpage, collage, recopiage.
C’est à 16 ou 17 ans, en passant devant cette même galerie avec son meilleur ami, qu’Éric Dumont a la révélation. Il voit le galeriste descendre un escalier, entouré d’œuvres, recevant des visiteurs. « C’était comme une pièce de théâtre, dans ma tête », dit-il. Quelques années plus tard, il franchit le pas.
La décision se cristallise dans la douleur. À 23 ans, il perd son père. Leur dernière conversation, six heures avant le décès, porte précisément sur ce projet de galerie. « Je suis né, en fait, à partir du décès de mon père », confie-t-il. Il devient alors le plus jeune galeriste de France.
Près de 30 ans après la reprise, il ouvre chaque matin la porte de sa galerie avec le même plaisir. Une trentaine d’artistes y sont représentés, certains dans le sud de la France, d’autres en Belgique. Le Petit Futé de Troyes le décrit comme quelqu’un qui « prend le risque de ne pas aller au consensuel ».
Parmi les moments marquants de sa carrière : une rencontre avec Pierre Soulages à New York, en mai 2005. Une amie, fondatrice du magazine France-Amérique, lui propose la veille au soir d’interviewer le peintre. Éric Dumont a alors 32 ou 33 ans. Il se souvient avoir demandé à Soulages la permission de toucher l’une de ses toiles. « C’était le Père Noël », résume-t-il.
Plus récemment, pour les 25 ans de collaboration avec le sculpteur Vivco, trois sculptures monumentales ont été installées devant la galerie. La ville de Troyes a acquis l’une d’elles, Le Pèlerin. L’œuvre pourrait, selon les informations en cours, être installée place Jean-Jaurès.
Texte de la rédaction complété avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de l’émission.