Il avait 76 ans. Le préfet Jean Daubigny est décédé mardi 2 juillet. Dans un communiqué publié ce mercredi en fin de journée, le maire de Troyes François Baroin exprime sa « tristesse » et rappelle la brillante carrière de ce serviteur de l’Etat né à Troyes.
Préfet de Corse du Sud, du Vaucluse, de la Loire, de la Réunion, de la Marne, de la Haute-Garonne, de la zone de défense Ouest, de la Région Bretagne, de la Région Champagne-Ardenne, de la Loire-Atlantique, de Midi-Pyrénées ou encore des Pays de la Loire avant de devenir préfet de Paris et d’Ile-de-France, Jean Daubigny a exercé sur une bonne partie du territoire métropolitain.
En plus de ses fonctions de préfet, il a aussi agi au sein des ministères, en tant que directeur de cabinet ou conseiller technique, notamment au cabinet du président de la République François Mitterrand. Il reçoit de nombreuses distinctions et titres : commandeur de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, officier de l’ordre des Palmes académiques, officier de l’ordre du Mérite agricole, commandeur de l’ordre du Mérite maritime, officier de l’ordre des Arts et des Lettres, Médaille d’honneur de l’administration pénitentiaire, Médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif.
A la fin de sa carrière, il a prolongé ses actions en offrant son expertise aux institutions locales. Le maire de Troyes précise : « Il était devenu en 2015, collaborateur bénévole pour notre agglomération Troyes Champagne Métropole sur les questions de relations européennes et de pôle métropolitain. Depuis 2017, sur notre proposition avec Haïm Korsia, grand rabbin de France, cet hyperactif s’attachait avec Josef Konvitz à faire reconnaitre l’apport du troyen Rachi dans la construction européenne. Il était ainsi devenu l’an dernier à sa création, collaborateur bénévole en charge des relation institutionnelles du GIP Rachi, Troyes et l’Aube en Grand Est, pour déposer et faire vivre cette labellisation dont le dossier a été adressé aux ministères il y a quelques jours. »
François Baroin ajoute : « Je retiens de lui sa vision éclairée et lucide du monde qui nous entoure, son souci de l’autre, la bonté de son regard derrière l’exigence, l’amour des mots justes et des bons mots, une intarissable culture, son ouverture et sa passion de servir ».