Comme annoncé, le mouvement de constestation contre la Loi Travail s’étend aux centrales nucléaires. Et dans le domaine de la grogne contre le gouvernement, la centrale auboise de Nogent-sur-Seine est en tête de cortège.
Dès 22 heures, ce mercredi soir, la baisse de charge de production d’électricité a été effectuée sur le réacteur numéro 2. L’activité tourne donc au ralenti (le réacteur numéro 1 a redémarré, après des travaux de maintenance, hier, mais n’est pas manoeuvrable).
Aujourd’hui, les salariés (pas forcément syndiqués) ont décidé de faire grève. Une assemblée générale doit se réunir à 15h pour décider de la suite du mouvement. En attendant, un piquet de grève s’est formé (200 à 300 personnes). La route menant à la centrale nogentaise est bloquée.
Le mouvement réuni aussi des travailleurs sous-traitants de la centrale ainsi que d’autres syndicats (Sud Education par exemple) et les salariés de la papeterie voisine (eux aussi en grève).
Selon les syndicats, 80% du personnel de la centrale est en grève ce jeudi mais certains employés ont été réquisitionnés pour travailler, pour des questions de sécurité.
Le but du mouvement : baisser la charge de production d’électricité afin de conduire à un manque à gagner pour EDF (moins de production = moins de vente).
En Assemblée Générale ce jeudi 15h, la grève a été reconduite à la majorité des votants, jusqu’à vendredi 16h.
Images et interview d’Arnaud Pacot, ce jeudi matin, dans notre reportage de la mi-journée.