Un millard d’euros d’investissements et 1000 emplois en perspective. C’est ce qu’a annoncé la société PanaFrance lors d’une séance exceptionnelle du conseil communautaire des Portes de Romilly-sur-Seine ce mardi soir. D’ici 2029, un data center doit voir le jour sur la zone Aéromia. Le bâtiment devrait mesurer 200 000m2 sur une surface totale de presque 40 hectares.
« Ce serait un des plus gros data centers de France voire d’Europe, donc c’est un projet absolument pharaonique », explique Cédric Guyot, vice-président de PanaFrance. Evidemment, la confidentialité reste de mise : aucun élément sur les futures données hébergées ou l’identité de « l’opérateur international » impliqué ne sera dévoilé à ce stade.
Pour autant, les perspectives économiques pour le territoire romillon sont séduisantes : un millier d’emplois environ. 500 à 600 emplois directs et 300 à 400 emplois indirects (menés par des prestataires pour le compte de ce data center). « Il y a une part importante liée à la sûreté et à la sécurité du site », précise Cédric Guyot. « Beaucoup d’agents de sécurité, de surveillants, de gens qui gèrent la vidéosurveillance… Ca tourne 24H/24 et ça traite des données très sensibles, ce sont des sites qui sont sur-sécurisés. Il y aura aussi des gens pour gérer la maintenance du bâtiment, des espaces verts aux changements d’ampoules, de filtres dans les systèmes de rafraîchissement, etc. Il y a aussi une partie personnel administratif et des techniciens et ingénieurs informatiques, évidemment. »
Côté planning, la prochaine étape est « le dépôt des demandes d’autorisations administratives en septembre », énonce le responsable du projet. « Ensuite, on considère un peu plus d’un an pour les obtenir. Et l’objectif de la livraison et mise en service de la première tranche opérationnelle c’est 2029. »
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Si le développeur immobilier avait déjà annoncé ses pistes de développement (et signé des accords avec la Communauté de Communes des Portes de Romilly-sur-Seine pour certains secteurs de la zone Aéromia à l’été 2025), plusieurs éléments sont venus bousculer ces perspectives. Sur les « tranches 3 et 4 », Cédric Guyot rappelle : « Nous étions sur un découpage parcellaire avec différentes typologies d’activités, dont un data center de l’ordre de 10 000 m², le reste étant constitué de bâtiments d’activité et de bâtiments logistiques ». Les ambitions de l’opérateur en lice, revues à la hausse, ont donc changé la donne.
D’autre part, la volonté de Re-Cycles d’étendre son usine de fabrication de vélos a également été révisée. Finalement, ce n’est pas un bâtiment de 10 000 m² qui sortira de terre, mais de 24 000m2, dans le but d’accompagner les perspectives de développement impulsées par le groupe Rebirth (avec une capacité d’extension de 10 000 m2 supplémentaires, sur le terrain de presque 110 000m2 en tout, situé sur la tranche 6). Les travaux devraient commencer début 2027 et l’usine flambant neuve être livrée avant fin 2027.
Images : archives drone Canal 32 / schéma extrait d’un avis de la Mission régionale d’autorité environnementale Grand Est