Quatorze heures de compétition, quatre matchs de 40 coups par tireur, et une seule exigence : tenir la régularité jusqu’au bout. Ce samedi, le stand de tir de Sainte-Savine accueillait la 37e édition de ses 12 heures, une épreuve qui réunit des passionnés de pistolet et de carabine autour d’un format aussi simple qu’éprouvant.
De 10h du matin à minuit, les équipes de trois tireurs se sont succédé sur la ligne de mire, discipline carabine ou pistolet à 10 mètres. Chaque formation dispose de trois heures pour réaliser une série, les passages s’enchaînant dans l’ordre des coéquipiers. Un format qui ne laisse guère de place à l’approximation.
Endurance autant que précision
La particularité de cette compétition ne tient pas seulement à la technique. Sur 12 heures et quatre matchs, c’est la constance qui fait la différence. « On essaye d’aller chercher l’endurance et essayer de garder la régularité sur les 4 matchs », résumait Bastien Destefanis. Car si chaque tir engage la concentration du moment, c’est la gestion de l’effort sur la durée qui sépare les équipes en fin de journée.
heures de compétition, de 10h à minuit
tireurs par équipe
matchs de 40 coups par tireur
mètres, distance réglementaire carabine et pistolet
Un international sur la ligne de départ
Parmi les participants, une présence remarquée : Bastien Destefanis, 25 ans, membre de l’équipe de France de tir. Champion de France, médaillé au championnat du monde junior, il a également terminé 47e aux championnats d’Europe l’an dernier. Sa participation aux 12 heures de Sainte-Savine s’inscrit dans une logique de préparation, à l’approche des premières grandes échéances de la saison.
Les quotas qui commencent à arriver sur les championnats et sur les coupes du monde, on va tout donner pour essayer d'y aller.
Le paratir, autre visage de la compétition
Les 12 heures de Sainte-Savine ne se résument pas aux performances des tireurs de haut niveau. La compétition met également en lumière le para-tir et celles qui le pratiquent. Lucie Blot, 42 ans, nouvelle licenciée du club, a saisi l’occasion de la compétition pour s’entraîner plus régulièrement et constituer une équipe avec sa coéquipière Delphine Fischer.
Cette dernière connaît bien les exigences du sommet : déjà titrée aux championnats de France, elle a participé aux Jeux paralympiques de Londres. Deux trajectoires différentes, un même terrain de pratique.
Je suis surtout contente d'avoir trouvé une partenaire d'entraînement, ça remet un peu de motivation parce que moi j'arrive quand même un peu en bout de course. J'ai toujours le plaisir du tir, mais d'aller chercher la gagne, ça remet un petit peu de motivation d'avoir une coéquipière.
Une discipline qui gagne à être connue
En réunissant dans la même compétition des tireurs en préparation pour les coupes du monde et des licenciés qui découvrent l’exigence de la compétition par équipes, les 12 heures de Sainte-Savine illustrent la diversité du tir sportif. Une discipline que ses pratiquants décrivent comme à la fois très réglementée et accessible, où la précision technique côtoie le plaisir de se mesurer aux autres, cible après cible.
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