C’est une grosse collecte mobile pour l’Etablissement Français du Sang (EFS). A l’espace Argence, ce mercredi, 72 donneurs se sont présentés entre 15h et 19h. Car si la Maison du Don (dans les locaux de l’hôpital de Troyes) est ouverte du lundi au samedi, ces opérations délocalisées permettent d’aller au plus près des donneurs et les mobiliser « plus facilement » au cours de leur journée.
Ces collectes représentent un enjeu majeur, notamment après les fêtes de fin d’année, qui voient traditionnellement les stocks de sang diminuer. « C’est encore un petit peu tendu », confie le Docteur Ophélie Renaux, responsable des prélèvements à l’EFS Troyes. « Ça a tendance à remonter un peu, mais on a beaucoup de gens malades, et au moment des fêtes, les gens étaient un peu moins disponibles, ça avait déjà un petit peu creusé l’écart. Début janvier, on a vu que c’était encore un petit peu dur, donc là, on est contents de voir des collectes comme ça aujourd’hui, qui marchent bien. »
##IMAGE1##
Même si ça n’est pas obligatoire, lors de ces collectes mobiles, les donneurs peuvent prendre rendez-vous. Il faut compter en moyenne 1h sur place, le temps de remplir les formalités, donner son sang et prendre sa collation.
A l’accueil, une équipe de bénévoles de la Fédération Française pour le Don de Sang Bénévole. A raison de 3 collectes mobiles par semaine en moyenne, l’association tire un bon bilan 2025 et se félicite de nouvelles recrues dans ses équipes : « on a des jeunes qui arrivent, dont des étudiants de l’IUT, qui ont fait un projet tutoré sur le don du sang et ils ont continué à travailler avec nous », explique Michel Thiédot, président de l’association dans l’Aube. Aujourd’hui, l’équipe compte quelque 130 bénévoles, dont une quinzaine à Troyes.
##IMAGE2##
Parmi les enjeux à venir pour l’EFS, collecter davantage de plasma. Cette partie liquide du sang, notamment les protéines qu’elle contient, permet de fabriquer différents médicaments. Même si l’an passé les donneurs sont venus plus régulièrement, la France n’est toujours pas autosuffisante pour subvenir aux besoins des malades.
Côté don du sang, si 59 poches ont pu être prélevées lors de cette session, certains donneurs sont particulièrement recherchés en ce début d’année : « en ce moment la problématique, c’est aussi certains groupes : on voit qu’on a des tensions plus importantes sur les groupes O (O+, O-) et B- », ajoute le Docteur Ophélie Renaux.
##IMAGE3##
Tous les renseignements sur les collectes, les différents prélèvements et leurs modalités sont disponibles à la Maison du Don, dans l’enceinte de l’hôpital de Troyes, ou via les réseaux sociaux (Facebook, Instagram).
##IMAGE4##
Reportage vidéo à voir dans le JT de ce vendredi 30 janvier à 18h30, 19h30, 20h30, puis disponible en replay.