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Une exposition photo pour promouvoir la place des femmes dans la science

Une exposition photo pour promouvoir la place des femmes dans la science

L’Engineering School Troyes (EPF) expose 11 portraits de femmes scientifiques et ingénieures du campus pour promouvoir les vocations féminines dans les sciences. Cette initiative, lancée pour la Journée internationale des femmes et des filles de science, s’inscrit dans une stratégie de rééquilibrage : seuls 30% des 200 étudiants sont des femmes, alors que l’école a été fondée en 1925 comme établissement exclusivement féminin.

L’Engineering School Troyes (EPF) a souhaité mettre ses élèves et ses professeures à l’honneur. 11 portraits, accompagnés de messages, ont pris place à l’entrée, dans le hall de l’école. « On a des murs, on a des filles, mettons-les en valeur. Ce sont vraiment des portraits, on les reconnaît bien, et puis ce sont des phrases qui sont fortes et qui les animent. », commente Céline Blondeau, directrice du campus. « J’espère qu’elles pourront donner l’envie et l’idée à d’autres filles de suivre la voie. »

C’est toute l’ambition de ce projet imaginé pour la Journée internationale des femmes et des filles de science en collaboration avec l’association « Elles Bougent – Champagne-Ardenne ». « Souvent, le premier exemple auquel on pense, c’est Marie-Curie. Et finalement, il y a assez peu de rôles modèles. », souligne Émilie Colas, déléguée régionale de l’association. « L’idée de cette exposition, c’est d’être très concrète, très opérationnelle, de démontrer finalement à ces jeunes filles qu’il y a des femmes à côté de chez elles, qui réussissent, qui sont techniciennes, qui sont ingénieures (…) elles peuvent s’inspirer et surtout se projeter plus facilement. On voit que le fait qu’on crée des journées nationales pour mettre en lumière ces initiatives sont encore aujourd’hui nécessaires pour essayer de faire bouger les lignes. »

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Aujourd’hui, sur un peu plus de 200 élèves, seuls 30% sont des étudiantes sur le campus, presqu’un comble pour cette école d’ingénieurs créée à l’origine pour les femmes. « L’EPF, à l’origine, ça s’appelait École Polytechnique Féminine », explique la directrice. « Ça a été créé en 1925 par une femme ingénieure qui a voulu créer une voie spécifique pour les filles qui ne pouvaient pas rentrer, par exemple à Polytechnique. Et jusqu’en 1994, on est resté une école que de filles qui s’est ouverte aux garçons. Effectivement, ils ont pris un peu la majorité. ».

Pour incarner de nouveau les valeurs de l’EPF en matière d’inclusion et de parité dans les sciences et l’ingénierie et combler le déséquilibre, l’école vient de lancer un cursus spécifique pour la rentrée prochaine. « Il y a ce concours spécifique qui est proposé pour les filles, qui permet d’avoir une voie non concurrentielle, avec plutôt une étude de dossier, des entretiens et des mises en situation entre filles. Et puis après, c’est aussi tout un parcours pendant les cinq ans pour les mettre en confiance, pour savoir comment travailler en mixité, comment négocier son salaire, comment avoir confiance en soi. Le déséquilibre est peut-être dû à la difficulté des filles à estimer qu’elles ont envie d’aller vers les écoles d’ingénieurs et que c’est fait pour elles, vers les sciences en général. Il y a une désaffection vers les sciences. Les femmes ont beaucoup à apporter parce qu’elles ont un regard différent qui est souhaité par les entreprises. », précise Céline Blondeau.