À Urville, la Maison Drappier a lancé ce lundi sa récolte de raisin. Les grappes affichent un état sanitaire jugé irréprochable, augurant une qualité rare pour les futures cuvées.
« Cette année, c’est assez exceptionnel. Face à cette qualité, une partie de la récolte pourrait être conservée pour des millésimes ou intégrée dans les "œnothèque", ces champagnes destinés à vieillir plusieurs décennies. « Tous les cépages se révèlent extraordinaires. C’est vraiment très rare », souligne Michel Drappier, président de Champagne Drappier
Cette année, la collecte est limitée à 9 000 kilos par hectare. Une décision jugée « sage et durable » par la maison. « La récolte baisse naturellement avec le réchauffement climatique et l’évolution des pratiques viticoles. Cela rejoint un marché plus raisonnable », explique Michel Drappier.
Le mot d’ordre est clair : ajuster les volumes aux besoins. « Les caves sont pleines et le marché n’absorbe pas toutes les bouteilles. Il s’agit de réguler. La nature nous donne moins de raisins, mais de très belle qualité. ».
Conjoncturellement, la Champagne connaît un ralentissement : moins de récolte, moins de ventes, moins d’activité. Mais le président de la maison reste confiant : « Il ne faut pas regarder ses pieds, mais l’horizon. De nouveaux marchés s’ouvrent. »