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Brienne-le-Château : les parachutistes grimés en Ku Klux Klan et en blackface relaxés

Brienne-le-Château : les parachutistes grimés en Ku Klux Klan et en blackface relaxés

Neuf personnes impliquées dans une fête déguisée au club de parachutisme de Brienne-le-Château ont été relaxées vendredi par le tribunal de Troyes. Cinq participants étaient grimés en membres du Ku Klux Klan et trois en blackface lors de la soirée à l’aérodrome de Précy-Saint-Martin. Le tribunal a retenu le caractère privé de l’événement malgré l’indignation suscitée au niveau national.

Le procès s’était déroulé le 2 décembre à Troyes et la décision a été rendue ce vendredi après des faits lors d’une soirée à l’aérodrome de Brienne-le-Château, à Précy-Saint-Martin, au sein du club de parachutisme. 9 personnes ayant participé à une fête déguisée où cinq étaient habillées en membres du Ku Klux Klan et trois en blackface (grimées en noir) ont été relaxées. Lors de l’énoncé de sa décision, la président a souligné « la légitimité d’être heurté » par la scène mais le caractère privé de la soirée l’a emporté, « aucun appel à la haine ou à la violence n’a été relevé ». 

4 prévenus étaient présents dans la salle d’audience lors de l’annonce de la décision. Tous avaient dû passer à la barre accusés de « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ». Les neuf personnes impliquées sont âgées de 21 à 56 ans. Lors du procès le 2 décembre, des amendes allant jusqu’à 5 000 euros avaient été requises.

Les faits s’étaient produits lors d’une fête baptisée « super-héros, super-vilains ». Les vidéos, largement diffusées notamment sur les réseaux sociaux (après avoir fuité d’un groupe privé WhatApp), montraient cinq personnes vêtues de longues robes blanches et coiffées de cagoules pointues, entourant un feu de palettes. Les événements avaient suscité l’indignation du monde sportif au niveau national. Les scènes simulaient l’étranglement de trois participants maquillés en noir. A la barre, plusieurs prévenus avaient affirmé ne pas avoir perçu le caractère raciste de la scène.

La procureure avait, elle, dénoncé une « banalisation du racisme ». L’affaire avait pris une ampleur nationale, notamment parce que deux militaires de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris figuraient parmi les participants. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, était monté au créneau pour dénoncer l’attitude des participants et avait promis des sanctions. Des suspensions avaient aussi été prises par la Fédération Française de Parachutisme.

Au cours du procès, cette dernière s’était portée partie civile aux côtés de la Licra et de SOS Racisme (les trois parties civiles ont été déboutées). Le Ku Klux Klan est l’organisation suprémaciste blanche américaines (à partir de la fin du XIXe siècle) qui a multiplié lynchages et violences contre les Afro-Américains.

Capture d’écran : BFM TV