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4 novembre 2026 à 22:00
A travers des interviews grand format, découvrez les hommes et les femmes qui font bouger le département dans le monde économique. Depuis la nouvelle présidence à la tête du CJD, une thématique inhabituelle a été mis en avant.
L’amour comme boussole économique : c’est le pari audacieux que relève le Centre des Jeunes Dirigeants de l’Aube pour son nouveau mandat. Une thématique inattendue dans le monde patronal, mais assumée par le mouvement, qui regroupe environ 75 chefs d’entreprise aubois, tous secteurs confondus, de l’agriculture à l’industrie.
Émilie Perron, responsable communication pour le CJD de l’Aube, rappelle d’abord ce qu’est ce mouvement : une structure nationale organisée en sections locales, qui se définit comme une école de dirigeants. L’enjeu est concret, rompre la solitude inhérente à la fonction de chef d’entreprise, se former, s’inspirer mutuellement, et engager une réflexion de fond sur la place de l’humain dans l’entreprise.
« Dans une économie aujourd’hui très perturbée, peut-être que revenir à l’essentiel et au fondement, c’est peut-être là tout l’enjeu. » Émilie Perron, responsable communication pour le CJD de l’Aube.
C’est dans ce contexte que la nouvelle présidente de la section auboise a fait de l’amour le fil conducteur de son mandat de deux ans. Loin du registre sentimental, le concept se décline en plusieurs formes : l’amour de soi d’abord, présenté comme un prérequis au bon fonctionnement d’une entreprise ; l’amour du territoire ensuite, source de sens dans les périodes difficiles. La dimension environnementale et les enjeux liés à l’intelligence artificielle s’inscrivent dans cette même logique, sous l’angle du service au vivant.
Ce choix thématique répond aussi à un malaise réel. Émilie Perron décrit une conjoncture économique anxiogène, sans visibilité, qui pèse sur les dirigeants. Le CJD propose un cadre d’écoute bienveillante, via des outils de prise de décision collectifs, pour aborder sans tabou des préoccupations que l’on ne confie pas toujours à son entourage proche, la gestion des salariés, les questions de bien-être au travail, les enjeux RSE.
Accueillie sans résistance par les membres de la section, cette orientation tranche délibérément avec les discours centrés sur la performance. Le CJD de l’Aube entend montrer qu’un regard positif sur l’économie n’est pas naïf, mais peut constituer un véritable levier pour traverser les turbulences actuelles.